Donuts en passe d’acquérir Rightside, en attendant les autres…

Donuts, à ce jour le plus important registre de nouvelles extensions (plus de 300 gTLs) est actuellement en négociation pour l’acquisition du registre Rightside qui gère une trentaine d’extensions.

Une somme d’environ 70 M$ est avancée pour que ce mariage ait lieu, ce qui représente une assez jolie « dot ».

Quels enseignements faut-il déduire de ce rapprochement ?

D’abord que le choix des extensions acquises est aujourd’hui lourd de conséquence quant à la réussite économique de ces acteurs. Aucune des extensions gérées par Rightside n’a rencontré un fort succès commercial, qui aurait pu compenser le désintérêt des internautes pour ses autres extensions.

De son coté Donuts fort de ces 300 extensions gérées a pu s’en sortir car certaines d’entres-elles, qui ont réussi à s’imposer, ont permis de compenser les pertes sur d’autres extensions moins pertinentes.

Beaucoup de registres, très loin des objectifs de leurs business plans, cherchent par tous moyens à réduire leurs pertes, notamment par des rapprochements ayant pour but des économies d’échelle.

Le « tsunami » provoqué à tous les niveaux par la sortie en trois ans de près de 1000 extensions est enfin passé et le marché est en train d’essayer de trouver un équilibre.

Quelles seraient les conséquences pratiques d’un tel rapprochement ?

En premier lieu, les DPML Donuts et Rightside devraient fusionner ce qui permettra au marques inscrites à la TMCH de bénéficier d’un blocage plus large des noms de domaine gérés par ces registres.

En second lieu, nous devrions assister à une uniformisation des prix et des procédures, au bénéfice de Donuts dont on peut reconnaître la clarté dans son fonctionnement.

A plus long terme, Donuts, déjà dominant, va dans les mois à venir se muter en prédateur de toutes les registres en difficultés, pour agréger au final la grande majorité des « nouvelles extensions ». Tout sera une question de timing, le temps jouant en faveur de Donuts, largement capitalisé, qui n’aura qu’à attendre que ses concurrents acceptent de se vendre à bas prix, avant de simplement mettre la clef sous la porte.