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10 idées fausses sur le domaining – 2ème partie

Après quelques jours de trève, voici la suite de notre analyse du domaining en 2011. Cette semaine, focus sur le cybersquatting et les coûts d’entrée dans ce monde un peu particulier.

3. Le cybersquatting est un fléau grandissant

Si le cybersquatting a pu par le passé constituer un problème de propriété intellectuelle majeur, sa popularité dans les médias et dans les préoccupations des détenteurs de marques tient aujourd’hui essentiellement à l’habilité des cabinets d’avocats spécialisés. La croissance statistique du nombre d’enregistrements de noms de domaine cybersquattés est mise en avant par les prestataires de services de protection intellectuelle, mais elle ne présume en rien de la vigueur du phénomène.

Mesurer l’importance du cybersquatting à l’aune du nombre d’enregistrements comptabilisés revient à évaluer la valeur d’une société à son nombre d’employés ou celle d’un club de football à son nombre de licenciés. En réalité, le cybersquatting est en fort déclin et dans la grande majorité des cas, les cas relevés devraient être purement et simplement ignorés.

Pourquoi se soucier du fait qu’un nom de marque a été enregistré par un tiers avec une faute d’orthographe sous l’extension .info ou .biz ? Sauf cas exceptionnel, les nouvelles règles du jeu imposées par les éditeurs des navigateurs internet et par les moteurs de recherche font que de tels noms de domaine ne recevront ni trafic en navigation directe ni en provenance des moteurs de recherche et passeront donc totalement inaperçus, pour finir par expirer.

Dans tous les cas, une protection totale de toutes les marques dans toutes les extensions est devenu en pratique impossible, compte tenu du nombre actuel et surtout à venir de nouvelles extensions.

4. Investir dans les noms de domaine est à la portée de tous

Loin des clichés d’argent facile véhiculés par les succès stories des Vizzavi et au autres Pizza.com ayant respectivement transformé un sans-papier et un quidam en millionnaires, le quotidien de l’investisseur en noms de domaine est fait d’analyses minutieuses, de veille permanente et de choix compliqués.

Investir dans les noms de domaine demande une certaine capacité financière, à la fois pour se constituer un portefeuille et pour pouvoir subvenir à ses besoins pendant la phase d’apprentissage d’un secteur particulièrement complexe. Il faut ainsi se préparer à un investissement conséquent en temps et en énergie avant de pouvoir mettre en place des stratégies performantes, dans un univers peuplé de personnes plus ou moins bienveillantes et où les erreurs classiques du débutant sont souvent fatales.

En peu de temps, le domaineur débutant peut passer de l’enthousiasme des débuts à la démoralisation totale : enregistrement massif de noms sans valeur de marché, enregistrement de marques déposées, achats sur le second marché de noms à des prix prohibitifs ou avec des informations erronées… De telles erreurs sont courantes et souvent rédhibitoires pour le novice qui ne prend pas la peine d’étudier et de comprendre le marché avant d’y prendre des positions engageantes.