10 idées fausses sur le domaining – 1ère partie

Nous commençons cette semaine une analyse en cinq partie de ce qu’est… et ce que n’est pas, le domaining. David Chelly, à la fois domaineur, chroniqueur de pour ce site et consultant stratégique pour le Mailclub, revient sur 10 idées fausses sur le domaining. Le débat est ouvert, cette chronique étant l’avis personnel de David. Vous pouvez y participer en commentant ces articles si vous pensez, par exemple, que ces idées ne sont pas du tout fausses !

Au menu de cette semaine :

1. Le parking est le cœur du domaining

2. Les domaineurs sont des cybersquatteurs

1. Le parking est le cœur du domaining

Nombre d’acteurs, essentiellement basés aux Etats-Unis, ont choisi d’investir à partir du début du millénaire dans les noms de domaine en privilégiant la rentabilisation par l’affichage de publicités. Des systèmes automatiques ont permis l’enregistrement en masse de noms de domaine, qui étaient rentabilisés grâce à un système dénommé « parking », sortes de pages automatisées ne proposant que des liens sponsorisés. Des centaines de milliers de noms de domaine génériques en .com rapportaient davantage de revenus publicitaires que leur coût d’enregistrement, ce qui assurait à leurs détenteurs des gains sans effort. Cette période aura toutefois été de courte durée , les pages parking ayant dû affronter de manière quasi simultanée la désaffection des annonceurs et l’effondrement du trafic en navigation directe, colonne vertébrale du parking des noms de domaine.

Désormais, rares sont les noms de domaine parkés qui génèrent des revenus publicitaires annuels permettant de couvrir les frais d’enregistrement. Pour la majorité des investisseurs en noms de domaine francophones, le parking est devenu insignifiant.

2. Les domaineurs sont des cybersquatteurs

Le secteur des noms de domaine a depuis ses débuts été marqué par des excès, en particulier en ce qui concerne le cybersquatting et le typosquatting. Il s’agit toutefois de pratiques devenues désuètes et non rentables économiquement.
Aujourd’hui, l’internaute ne saisit plus les mots-clés directement dans sa barre d’adresse, mais dans sa barre de recherche Google ou autre, ce qui réduit significativement la possibilité pour un nom de domaine cybersquatté d’obtenir une visibilité au travers d’une page de parking. Par ailleurs, les décisions extra-judiciaires et judiciaires défavorables se sont multipliées ces dernières aux années, ce qui a incité les investisseurs professionnels du secteur à massivement délaisser ces types de noms de domaine à risque.

Si domaineur est une activité professionnelle à part entière qui occupe quelques milliers de personnes dans le monde, cybersquatteur ne l’est plus. Depuis quelques années, les noms de domaine cybersquattés ne sont plus enregistrés que par des novices espérant des revenus publicitaires ou une revente, tout aussi hypothétiques l’un et l’autre. En pratique, il n’existe aucune place de marché sur laquelle ce type de noms de domaine peut être échangé. Dans tous les cas, la demande de la part des domaineurs francophones professionnels est nulle, de même que celle des ayant-droits, lesquels refusent quasi systématiquement de transiger avec le respect de leurs marques.