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Programme de nouvelles extensions : l’Icann s’en sortira-t-il un jour?

La saga du processus de lancement du programme de nouvelles extensions continue. Comme au bon vieux temps des premières fusées lunaires, le compte à rebours s’est figé quelques heures avant la mise à feu le 12 avril dernier à cause d’un trou de sécurité. Un comble pour l’organisme dont l’une des premières missions est de garantir la stabilité d’internet… (lire notre article).

L’Icann, qui publiait des mises à jour quotidiennes de la situation sur le site http://newgtlds.icann.org/en/announcements-and-media, s’est même arrêté de communiquer le 23 avril… Dernier message en date : nos équipes progressent, elles ont travaillé ce week end pour identifier les dossiers affectés par le bug de sécurité et ont avancé sur son éradication.

Rien de très précis, si ce n’est que la publication de la liste des dossiers, prévue pour le 30 avril, sera retardée. Aucune date n’est annoncée, mais nous parions sur le 10 ou le 11 mai prochain. Selon nos informations il n’y a aucune chance pour que le TAS (ce fameux site « protégé » et géré par l’Icann qui permet de remplir le questionnaire de candidature et de télécharger les justificatifs) ne rouvre avant le 27 avril, et ce pour une période de 5 jours ouvrés. Il nous paraît évident que l’Icann souhaitera se donner quelques jours pour tout vérifier, mais qu’elle essaiera de tout faire pour être le moins en retard possible par rapport à la date initialement prévue.

Il apparait évident qu’une fois le programme lancé et les dossiers publiés, une forte remise en cause de l’organisation actuelle du programme de nouvelles extensions devrait avoir lieu. L’impression d’amateurisme dégagée par cette situation est, aux yeux de nombreuses parties impliquées, incompatible avec un programme décidé il y a plusieurs années, déjà retardé maintes fois, et disposant de ressources financières considérables.

De A à Z, l’organisation de l’Icann (ou est-ce l’Ican’t) aura montré des limites et un certain manque de professionnalisme dans la gestion de ce projet, que beaucoup considèrent mal né, mal géré vis à vis des gouvernements et des propriétaires de droits de propriété industrielle, et dont la dernière phase a été un bide technique…