Paris veut un rabais pour obtenir son extension

La mairie de Paris « fait le point » sur son projet de création d’une extension dédiée à sa ville. Après les nombreux articles autour de son dossier, elle publie sur son site ses dernières explications.

Sur son bon vieux nom de domaine en .FR, la mairie indique qu’à « l’instar des .com, .net ou .org, Paris souhaite avoir son propre nom de domaine sur Internet (.paris) qui serait ouvert entre autres aux entreprises et aux particuliers parisiens « .

« Pour les Parisiens, cela offrirait une adresse internet en .paris », explique Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris, chargé de l’innovation, qui évoque également « la communauté informelle des amoureux de Paris ».

Cette extension serait ouverte à la fois aux entreprises et aux particuliers, mais aussi aux établissements locaux ou municipaux (lycées, écoles…), aux lieux publics et aux administrations, et rendrait service aux touristes.

« Les villes globales ont une réputation internationale », défend Jean-Louis Missika. « Elles sont utilisées souvent par de grandes marques, notamment par de grandes marques de luxe. Paris aurait ainsi la possibilité de localiser toute une gamme de services et de biens », comme, par exemple, les hôtels, les restaurants, les taxis…

65 000 dollars sinon rien ?

Mais obtenir cette extension a un coût, jugé trop élevé par Paris. La capitale française s’est associée à d’autres grandes villes internationales, Barcelone, Berlin, Hambourg, New York pour fonder un G.I.C. (Groupement d’intérêt commun), baptisé dotCities.

Dans un courrier adressé en décembre à l’Icann, ce GIC estime que « ce n’est pas sérieux de demander de telles sommes pour l’instruction de dossiers ». Pour rappel, le montant actuellement demandé est de 185 000 dollars (environ 145 000 euros) pour le dossier d’évaluation et de 75 000 dollars de redevance annuelle (59 000 euros). Dans sa lettre, DotCities propose 50.000 dollars pour l’instruction et 15.000 dollars de redevance annuelle.

Ira, n’ira pas ? Si la mairie rechigne à aligner les quelques 100 000 € pour son extension demandés par l’Icann, espérons qu’elle ait budgété les nombreux frais annexes (publicité pour faire connaître ses nouvelles adresses, modifications de toutes les adresses emails de la municipalité…) qui se chiffreront sûrement en millions d’euros.