nom de domaine .udn

Eh oui, c’était notre poisson… : les .UDN ne seront pas une révolution

Retour au 1er avril…:

Dans la quirielle de nouveaux projets d’extensions (.paris, .sport, …) l’un d’entre eux apparait comme particulièrement innovant : le .UDN, pour « underlined domain name »

Le Mailclub a pu rencontrer Hans T. Emmel, le porteur allemand de ce projet lors des Rencontres Internationales des noms de domaine qui se sont tenues à Paris les 15 et 16 mars dernier. Le projet est particulièrement innovant, puisqu’il utilise, à l’instar du .TEL, la zone DNS pour offrir une fonctionnalité supplémentaire. Cette fonctionnalité, dans le cas des .UDN, devrait répondre à un besoin régulier sur l’internet, à savoir la cliquabilité des noms de domaine. Qui n’a, en effet, pas été confronté à des domaines non cliquables dans certaines pages web, non cliquables car trop souvent non soulignés. Avec les domaines en .UDN, les liens html seront automatiques et le cible du clic sera, et c’est toute la subtilité du projet, directement inscrite au niveau des DNS.

Deux ans de travaux et pas moins de 5 brevets ont été nécessaires à l’équipe de H. T. Emmel pour implémenter cette fonction qui a été, dans la plus grande discrétion, validée par W3C, le consortium mondial en charge des normes de l’internet.

Le projet devrait voir le jour dès 2011, lors de l’ouverture des nouvelles extensions, et il est vraisemblable, qu’au vu de ce qu’il apporte dans l’utilisation quotidienne d’internet, il devrait rencontrer un large succès. Seul bémol, 2011 est aussi, selon nos informations, l’année durant laquelle devrait se tenir aux Etats-Unis le grand procès annoncé depuis des années qui oppose le W3C et l’IWSOA (International web site owner association) à Tim Fisherman, qui depuis des années prétend avoir breveté dès 1969 le principe du lien hypertexte et réclame des royalties sur chaque clic sur des liens hypertextes.

Alors projet mort-né ou révolution, il est encore trop tôt pour le dire. Une affaire à suivre en tous cas. Une seule chose est certaine en tous cas, si le projet .UDN rencontre le succès que ses promoteurs espèrent il ne devrait alors malheureusement pas échapper à la nouvelle forme de cybersquatting qui se développe depuis peu : le capsquatting, dont les enjeux ont été décrits avec brio par Cédric Manara, professeur à l’EDHEC, sur son site cette semaine (domaine.blogspot.com)