Early Warnings : Les états s’immiscent dans les nouvelles extensions

Ils partirent 1930, mais à combien arriveront-ils ? Dans la course aux nouvelles extensions, 1930 candidatures ont été déposées lors du premier round organisé par l’Icann. Ce round a le désavantage d’essuyer des plâtres, et quelques pertes sont déjà à signaler.

Les retraits purs et simples ( 13 dont .and ou .cialis ) ou les candidatures multiples (12 demandes pour un .app) nous amènent déjà mathématiquement vers un choix d’environ 1200 extensions maximum à la fin du processus.

Lors de la mise en place du programme, un accent avait été mis sur la possibilité de s’opposer à une candidature qui gênerait l’ordre moral, serait en contradiction avec le droit des marques ou pénaliserait une partie des internautes. A ce jour, aucune objection officielle n’a été soumise, aussi surprenant que cela puisse paraître, et on attendait beaucoup du 20 novembre, date annoncée par les représentants du GAC (le comité consultatif composé de représenants des gouvernements à l’Ican).

Pas de déception. La date est tenue et ce ne sont pas moins de 240 candidatures qui ont reçu un ‘Early Warning’.

Le principe de l’Early Warning est simple. Lorsqu’un représentant du GAC s’interroge sur la légitimité d’une candidature ou sur son fonctionnement tel que décrit dans la candidature, il peut alors lancer un warning et demander de nouvelles informations permettant, ou non, si le candidat répond dans le bon sens, de statuer finalement en Avril 2013 sur l’avis final du Gac.

Prenons un exemple avec le .town : ouvert à tous selon le demandeur, il n’a apparemment pas assez clairement détaillé les mécanismes de protection des villes dans son dossier. Le gouvernement Australien (le plus actif avec 129 Early Warnings) demande donc plus de détails.

Dans certains cas, l’opposition est plus marquante, c’est le cas pour le .islam, que les Emirats Arabes Unis souhaitent voir retiré, sans véritable espoir de correction.

On note une tendance qui se dessine en tout cas, suivant trois axes :

– les extensions représentant un nom générique mais réservées au seul usage d’une entité posent problème au GAC qui souhaite les voir s’ouvrir afin d’éviter la mainmise d’une seule entreprise sur un terme générique.

– les extensions communautaires dont le soutien n’est pas assez clair par la communauté.

-les extensions représentant des activités réglementées pour lesquelles le GAC souhaite avoir plus de garanties (possibles ou non) de la part du candidat (.casino ou .health)

On va désormais voir de nombreuses rencontres entre les porteurs de projets et les gouvernement jusqu’à Avril 2013, pour finalement aboutir à une liste finale de tlds auquel le Gac s’oppose. Beaucoup de travail, des rebondissements et des abandons à venir. En effet, suite à une Early Warning, le candidat qui se retire peut bénéficier d’un remboursement partiel de ses frais.

Affaire à suivre, sur Mailclub.info, en attendant Avril.

A suivre notamment : .africa (ex-dotafrica) et sa candidature ayant reçu l’unanimité contre elle, ou l’évolution du .patagonia, marque déposée mais également nom de région.