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Analyse rapide de la première salve d’extensions validées par l’ICANN

A moins d’être complètement étranger aux noms de domaine, vous n’avez pas pu rater ce mardi l’ouverture de la Trademark Clearing House. En parallèle, l’ICANN a validé le 23 mars dernier une première salve de 27 dossiers d’extensions IDN.

Cette validation ne signifie en aucun cas la création et le lancement commercial de l’extension, mais simplement que les candidatures des Applicants répondent aux critères de l’ « évaluation initiale » (extension non similaire à une existante, stabilité des DNS, non correspondance avec une zone géographique, capacités techniques, opérationnelles et financières, etc.).

Bien que certains d’entre vous parlent couramment, j’en suis certain, le chinois, le japonais, l’arabe, le cyrillique, l’allemand et l’hindi, nous allons quand même nous pencher rapidement sur la traduction de ces extensions. Nous avons également tenté de les classifier en fonction du degré d’ouverture souhaité par les futurs registres. En effet, alors que certains destinent l’utilisation de leur future extension à un public large, d’autres préfèrent en restreindre l’accès pour un usage interne.

Peut-être trouverez vous un intérêt dans l’une de ces extensions, qui sait.

On peut voir de façon assez logique que les extensions de type « générique », telles que .集团 (.groupe en chinois) ou .онлайн (.online en cyrillique) seront ouvertes à tous, alors que l’utilisation des extensions correspondant à des marques sera réservée aux Applicants qui les ont déposées. A titre d’exemple, le .嘉里大酒店 signifiant Kerry Hotel ne sera pas ouvert au public, et son usage sera restreint à la société Kerry Trading Co. Limited et à ses filiales.

Il est à noter que le .ファッション (.fashion en japonais) ou encore le .ストア (.store en japonais) qui ont été tous les deux demandés par Amazon ont vocation à être des extensions fermées au public.
Si aucune de ces extensions ne faisait l’objet d’opposition de la part des gouvernements, cela reviendrait à donner un monopole à une société privée sur des termes génériques, ce qui est difficilement envisageable.
La majorité des extensions demandées par Amazon l’ont été pour des termes génériques, et dans les mêmes conditions de fermeture. Il ne reste plus qu’à attendre et voir comment réagiront les gouvernements.

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Article rédigé par Maxime Platakis

Maxime est chargé de clientèle au sein du département noms de domaine du Mailclub.

Titulaire d’un Master en droit Privé et d’un Master II en droit du Multimédia et des Systèmes d’Information (MSI) avec le CEIPI, il conseille les entreprises en proposant l’approche juridique inhérente à sa formation.

Il est joignable au +33 1 80 82 82 63 ou par mail à m.platakis@mailclub.fr.