Les oubliés du .ME

200 000 noms de domaine déposés en neuf mois, une campagne marketing ultra agressive, l’extension du Monténégro est devenue l’atout charme des nouvelles extensions. Un pays vendu comme un générique. Pour ceux qui ont raté le coche en 2008, de très beaux noms de domaine refusés durant la période « sunrise » sont remis sur le marché. Aux enchères, bien sûr.

Descriptifs (sexe.me, bars.me, wife.me, budget.me, clubs.me, sushi.me…), jeu de mots (livewith.me, smile4.me, doyouknow.me, pornfor.me, dontspam.me…), noms géographiques (sanfrancisco.me, russia.me, doha.me, Italia.me…), célébrités (britneyspears.me, chrisbrown.me, elvis.me…) ou grandes marques (aol.me, baidu.me, bwin.me…), il y a de tout chez les oubliés du .ME.

Ces noms font partie d’une liste de plus de 700 domaines remis à disposition durant les mois d’avril et mail 2009. Vous pouvez obtenir cette liste complète et participer à ces ventes publiques via votre bureau d’enregistrement accrédite comme le MailClub (envoyez un email à domaines@mailclub.fr).
Cent dollars au minimum sont réclamés par le registre (plus les frais de gestion du « registrar ») pour participer aux enchères, qui par définition peuvent monter… parfois très haut comme date.me vendu la bagatelle de 70 000 dollars.

Richesse nationale

De quoi donner quelques liquidités au gouvernement monténégrin. Il met d’ailleurs en vente une série de noms premiums sur Sedo du 26 mars au 2 avril comme add.me, join.me, pay.me, tell.me ou test.me.

Dès l’attribution de son suffixe, les politiques locaux ont décidé de vendre leur extension nationale aux ressortissants du monde entier comme un TLD personnel. Un joli coup de pub qui permet de faire connaître le jeune Monténégro un peu partout sur la planète à la manière du précédent .TV, suffixe des Iles Tuvalu.

Les anglophones en raffolent

Et cela marche ! Surtout aux Etats-Unis titulaires de 49 % des .ME enregistrés contre 3 % de monténégrins et 2 % de français.
L’extension est fortement plébiscitée par les particuliers ; 42 % de titulaires sont des individus contre 58 % pour des personnes morales.
78 % des sites sont déjà actifs dont une grande partie est redirigée vers un site existant (50 %). 11 % sont déjà de nouveaux sites dédiés. Google a déjà indexé 4,5 millions de pages web en .ME comme myeducation.me.

Les chiffres clés du .ME sont prometteurs pour une nouvelle extension lancée dans un contexte global tristounet. Smile.ME 😉