Le futur registre du .FR ne sera pas un « registrar »

L’appel à candidatures en vue de la désignation par le ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi de l’office d’enregistrement des .FR a été récemment publié. Le document du ministère impose plusieurs conditions aux futurs candidats qui mettent presque fin aux spéculations.

Pour être éligible, les candidats ne devront pas « être un bureau d’enregistrement ou s’engager à ne plus exercer cette fonction au moment de la désignation et ne pas contrôler (ou s’engager à ne plus contrôler) une ou plusieurs sociétés qui exercent l’activité de bureau d’enregistrement ».

Qui veut reprendre le .FR ?

Du coup, les rumeurs de tentative de reprise en gestion du registre par un de ses « registrars » devraient en rester à ce stade. A moins que… Il est vrai que les bureaux d’enregistrements avaient participé activement à la consultation publique de juin 2008. De là à s’autoproclamer challengers.

Les candidats devront être une personne morale dont le siège se trouve en France ou dans un autre Etat membre de l’Union européenne.
Affilias, un opérateur de registre bien connu (en charge entre autre du .INFO, .IN indien…) serait donc dans la course via son siège à Dublin… La société a récemment démontré son intérêt pour les extensions nationales européennes en tentant récemment de récupérer la gestion du .DK danois. Un coup d’essai ?

Alors qui à part l’Afnic, championne en titre et candidate à sa propre succession ?

Le code des postes et des communications électroniques n’impose pourtant pas à l’office d’enregistrement d’être un organisme à but non lucratif ou de pratique des tarifs orientés vers les coûts. A suivre…

L’appel à candidatures tacle bien l’Afnic, mais rien de bien méchant jugez plutôt : « malgré une accélération sensible de sa croissance depuis 2004, le développement du .FR, sa notoriété auprès des utilisateurs français de l’internet et son rayonnement international ne sont pas encore pleinement satisfaisants »… Cela ne vaut même pas le carton jaune.

Pas de modification de la charte de nommage

Les acteurs étrangers ont peut-être été refroidis par le postulat du ministère qui impose au futur registre de ne pas modifier les critères d’éligibilité du .FR à court terme, à l’exception d’une ouverture aux citoyens français résidents à l’étranger.

Les DOM TOM attendront

Initialement notifié dans la consultation publique, les appels à candidatures pour les extensions ultramarines seront lancés ultérieurement. Rappelons également que la désignation du registre du .FR est faite pour une durée de sept ans et sera renouvelable.

Le match va bientôt débuter. Enjeu ? Un septennat de gestion du .FR.