.TEL entre litiges et second marché

Le .TEL continue de faire parler de lui. Ces derniers jours, une nouvelle procédure a été engagée par l’OMPI pour un litige sur le nom de domaine heineken.tel tandis que storage.tel s’est vendu pour presque 4 000 dollars sur le second marché, soit la plus grosse transaction de la jeune histoire de l’extension.

Trois procédures sont en cours devant le centre d’arbitrage et de médiation de l’OMPI pour les noms de domaine potentiellement litigieux Heineken.tel, Novozymes.tel, Osram.tel.

Des décisions attendues par rapport à la nature même du .TEL où le risque de confusion sera plus compliqué à prouver qu’avec les traditionnelles pages de liens sponsorisés.

Compte tenu de ce risque, il est étonnant que les marques concernées n’aient pas profité de la « sunrise périod » pour bloquer leurs noms de domaine en priorité. Passons…

Rappelons, les trois critères cumulatifs UDRP de l’OMPI :
– le nom de domaine déposé est identique ou semblable au point de prêter confusion avec la marque du requérant ;
– le détenteur du nom de domaine n’a aucun droit sur le nom de domaine ni aucun intérêt légitime ; et
– le nom de domaine a été enregistré et utilisé de mauvaise foi.

Naissance d’un second marché

Loin des prétoires, le second marché du .TEL connaît ses premiers ventes. Mille dollars par mille dollars, les prix grimpent progressivement.

Storage.tel (stockage en français) s’est vendu pour 3 950 dollars chez Sedo. Cette vente record dépasse le précédent hire.tel (embauche en français) parti pour 3 000 dollars. On est loin des sommes des .COM ou même des .FR, mais il faut un début à tout !