Drapeau de la Chine

La Chine rouvre son .cn aux particuliers et aux sociétés étrangères

Dans un communiqué publié le 28 mai sur son site internet, le registre chinois (CNNIC) a déclaré que “tout individu, ou organisation juridiquement responsable, a le droit de demander l’enregistrement d’un nom de domaine”. Ainsi, les particuliers mais également les sociétés étrangères vont à nouveau pouvoir enregistrer des noms de domaine en < .cn> .

Cet assouplissement important des règles d’enregistrement a été annoncé en quasi catimini et met fin à plus de deux ans de restriction.

Petit rappel de l’évolution mouvementée des règles d’enregistrement du < .cn>

Le 17 mars 2003, la Chine ouvrait son extension nationale tant aux personnes physiques qu’aux personnes morales. Aucune présence locale n’était nécessaire et les enregistrements n’étaient pas contrôlés.

Cette libéralisation a permis au < .cn> de détrôner le < .de> de sa place leader parmi les extensions nationales. Au 31 décembre 2009, près de 14 millions de noms de domaine étaient enregistrés au crédit de l’extension chinoise.

Cependant à compter du 14 décembre 2009, le CNNIC a soudainement modifié sa réglementation. Dès lors, seules les personnes morales locales pouvaient obtenir un nom de domaine en < .cn> , les particuliers (locaux ou étrangers) et les sociétés étrangères étant exclus du processus d’enregistrement. Le registre chinois a expliqué cette décision par une volonté de limiter les abus constatés sur les sites, notamment pornographiques. Certains diront qu’il s’agissait plus de favoriser les IDN fraîchement disponibles en idéogrammes chinois en anéantissant l’intérêt que pouvait avoir un < .cn> sans doute trop « occidental » aux yeux du gouvernement chinois.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre : au début de l’année 2012 on ne dénombrait guère plus que 3,5 millions de noms de domaine en < .cn >, soit une dégringolade de 75%.

Réouverture du < .cn> : la nécessité de prévenir les risques

C’est donc deux ans et demi après une restriction brutale, que le CNNIC autorise à nouveau les particuliers et sociétés étrangères à se doter d’un nom de domaine en < .cn> .

Si cet assouplissement des règles est une bonne nouvelle, il ne faut pas sous-estimer les risques qui y sont liés. En effet, l’absence de formalités peut faire craindre une recrudescence des cas de cybersquatting et enregistrements frauduleux en tous genres.

C’est la raison pour laquelle nous attirons votre attention sur la nécessité de déposer au plus vite sous extension chinoise les noms de domaine reprenant vos marques, en caractère latins mais également en idéogrammes chinois (une très forte majorité de la population ne maîtrise pas les caractères latins).

Il ne faut pas minimiser l’importance d’enregistrements frauduleux en < .cn> . En effet, la Chine comptait à la fin de l’année 2011 près de 513 millions d’internautes, et on estime que ce nombre sera de 800 millions d’ici 2015.

Ces chiffres font de la Chine un marché-clé de l’internet, et un nom de domaine cybersquatté va potentiellement atteindre des centaines de millions de personnes. C’est autant d’internautes détournés de vos sites institutionnels et redirigés vers des sites tiers, voire même de concurrents.

Les noms de domaine restent la première vitrine de votre entreprise. Il est donc impératif de veiller à la bonne gestion de ceux-ci. Si vous souhaitez étudier l’opportunité de (re)définir votre stratégie de nommage au vu de ce revirement des règles chinoises, vous pouvez contacter votre chargé de clientèle ou bien passer commande directement depuis votre espace client.

Vous pouvez également nous contacter au 04 88 66 22 18 ou par email au domaines@mailclub.fr