La Chine ferme son extension aux particuliers

La Chine, première extension nationale, restreint drastiquement l’enregistrement de ses noms de domaine. Poisson d’avril chinois ? Malheureusement, cela ne semble pas le cas. Le .CN ne pourra plus avoir de personnes physiques comme titulaire et les personnes morales seront sévèrement contrôlées.

Dans un communiqué lapidaire, le registre chinois indique que les personnes physiques ne sont désormais plus éligibles à l’enregistrement de noms de domaine chinois.
Cette mesure a été prise dans le but de lutter contre la pornographie, les pratiques frauduleuses… Un grand ménage semble être en cours. NameRich.cn, un des principaux bureaux d’enregistrements locaux, a vu son accréditation suspendue unilatéralement ce vendredi 11 décembre parce-qu’il avait en gestion des .CN potentiellement litigieux.

Il est vrai que les conditions d’enregistrements du .CN étaient ouvertes à tous, aussi faciles à déposer qu’un .COM. Mais ce revirement nous laisse sceptique. Il y a d’autres moyens de contrôler l’enregistrement de domaines par des particuliers que la suppression pure et simple de déposer.

Contrôle des personnes morales

Par ailleurs, les entreprises devront désormais s’identifier. Concrètement, le demandeur devra envoyer à son bureau d’enregistrement une demande authentique (soit un original signé et tamponné) accompagnée d’une copie du Kbis ainsi que la photocopie de la carte d’identité du contact ! On est loin du simple numéro de carte bleue actuellement en vigueur !

Une fois le dossier reçu par le « registrar », ce dernier devra envoyer au registre par e-mail ou fax ces documents, dans les cinq jours. Dans le cas contraire, le nom de domaine sera supprimé.

Cette décision unilatérale, sans consultation au préalable, laisse dubitatif. Quid des noms déjà enregistrés ? Les coûts d’enregistrements des .CN ne risquent pas t-ils de grimper du fait du lourd traitement administratif ? Autant de questions qui restent sans réponse pour le moment…

Si la vie des extensions nous a habitué à des assouplissements des règles d’enregistrements des extensions nationales, le contraire est beaucoup plus rare. Surtout pour la Chine qui compte 13 millions de domaines.

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