nom de domaine en .kaz

Kazakhstan et serveurs NS ou l’interprétation erronée du registre

En septembre dernier, le Ministère de l’Information et de la Communication Kazakh annonçait l’entrée en vigueur d’une nouvelle restriction supplémentaire : la nécessité de désignation de serveurs NS basés sur le sol national. Alors que le registre avait annoncé que cette nouvelle exigence devait s’appliquer à tous les noms de domaine enregistrés antérieurement au 7 septembre 2010 au moment de leur renouvèlement…il revient désormais sur son interprétation du texte.

Une restriction singulière pour une extension ouverte

Le .KZ ainsi que ses sous domaines principaux sont ouverts à toute personne physique ou morale sans condition de présence locale.

De plus, aucun document n’est nécessaire afin d’obtenir l’enregistrement de noms de domaine directement au second niveau de l’extension, ou sous un de ses sous domaines principaux.

Ainsi, la directive prise par le ministère Kazakh d’instaurer une obligation de résidence des serveurs NS sur le sol national est apparue surprenante…

Néanmoins, cette restriction a été instaurée dans le but de permettre le développement des services et infrastructures locales.

Une application rétroactive…

Le principe de rétroactivité de cette disposition n’a pas été affirmé de sorte que chaque nom de domaine enregistré antérieurement au 7 septembre 2010, d’après le texte du ministère, ne serait soumis à cette obligation que suite à son expiration.

Le registre ayant dû interpréter le texte, a conclu que le réabonnement d’un nom de domaine correspondait à la date d’expiration de celui-ci. Ainsi, il était demandé à tout titulaire d’un nom de domaine au moment du renouvèlement de son nom, de le basculer sur des serveurs NS locaux…

Expiration = réabonnement ?

En raison des nombreuses problématiques causées par cette application à expiration, le ministère est venu préciser la disposition en indiquant que seuls les nouveaux enregistrements devaient être concernés par cette obligation.

Cela a donné lieu à la publication par le responsable du registre d’excuses quant à l’interprétation dégagée.

Seuls les nouveaux enregistrements de noms de domaine sont donc désormais concernés par cette restriction, les autres peuvent être géré sans changement !