Zoom sur le futur des extensions DOM TOM

La synthèse de la consultation publique sur les modalités de gestion des noms de domaine français concerne également les extensions d’outre-mer. MailClub.info revient sur les conclusions de l’enquête à ce sujet.

Certes, la synthèse remarque que « s’agissant des extensions outre-mer, peu de réponses sont parvenues à l’exception notable de la Martinique« .

Nouveaux dépôts impossibles en Martinique

L’ensemble des remarques sur le « .mq » relèvent la gestion peu satisfaisante du domaine où les nouveaux enregistrements sont aujourd’hui impossibles. A noter que le Conseil régional de la Martinique souhaite s’impliquer dans le choix du futur gestionnaire du « .mq ».

Le « .re » est évoqué en indiquant sa faible ouverture, notamment pour les particuliers.

La situation du domaine « .wf » de Wallis et Futuna est décrite par le Service des postes et télécommunications. Seuls quelques noms ont pu y être enregistrés par l’administration ; la plupart des sites du territoire sont enregistrés dans le « .nc », l’Administration supérieure du
territoire étant sous le « .org ».

Il ressort globalement des remarques reçues que l’enregistrement d’un nom de domaine dans une extension ultra-marine peut être utile pour afficher une proximité avec le territoire correspondant (comme une déclinaison du « label France » que constitue le « .fr »).

Cette idée forte se retrouve lorsque le « .tf » (non ouvert) est abordé : les réponses font apparaître son intérêt pour la communauté scientifique des Terres australes et antarctiques françaises et son peu d’utilité au-delà.

Des extensions DOM TOM attachées aux territoires

Outre-mer, le lien avec le territoire semble plus affirmé au début de beaucoup de réponses mais une ouverture plus large des conditions d’éligibilité est par la suite souvent évoquée (rejoignant en cela l’ouverture progressive du « .fr »).

Les positions les plus extrêmes sont observées sur le « .tf », sauf pour une association qui a un projet socio-culturel.

La question portait également sur l’unicité du registre appelant une uniformité des règles. Plusieurs réponses le souhaitent mais soulignent la nécessité d’adaptation des règles d’enregistrement, d’autres évoquent l’intérêt des registres locaux. La gestion de proximité (notamment pour la question des langues régionales) est aussi évoquée. Il n’y a donc pas de consensus sur ce point.

La concertation entre les acteurs est nécessaire pour les extensions d’outre-mer, sur le plan local et de manière régulière. Ainsi, le Conseil régional de la Martinique souhaite prendre une place importante dans les décisions relatives au « .mq ».


Pour en savoir plus
:
Lire nos articles sur le Décret du 6 février 2007
Lire nos articles sur les extensions des DOM TOM
Lire nos articles sur la Martinique