Un .fr moins cher pour Noël ?

Lors des États Généraux Européens du Nommage sur Internet (Egeni), le jeudi 1er juillet 2004, à la Chambre de commerce de d’industrie de Paris (CCIP), le Ministre délégué à la Recherche a évoqué ses opinions sur l’internet français.

François D’Aubert, s’est grandement satisfait du « plan gouvernemental RESO 2007, lancé par le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin en 2002 qui a fait de l’accessibilité à l’Internet Haut Débit une priorité nationale. Depuis le lancement de ce plan, le déploiement de l’ADSL dans notre pays a connu une progression que l’on peut qualifier de spectaculaire : entre juillet 2003 et janvier 2004, la France a connu la plus forte progression européenne du semestre, devant l’Italie et le Royaume-Uni . On recense plus de 4,5 millions de lignes ADSL que l’on recense en France, dont 90% par l’ADSL.»

Il s’est réjoui « de la promulgation de la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique (LCEN), entrée en vigueur le 23 juin ». Cette dernière renforce « le niveau d’engagement des fournisseurs d’accès à internet pour ce qui est de la surveillance des contenus à caractères racistes, antisémites, négationnistes ou pédophiles ».

Développer le système Ipv6

Le ministre souhaite développer le système Ipv6 « face à terme à une pénurie d’adresses IP, due à l’utilisation du protocole IP v4. Or, cette pénurie d’adresses IP handicape particulièrement l’Europe, puisque les États-Unis, qui gèrent l’allocation des adresses, disposent de 80% des adresses IP v4. L’instance de nommage de l’Internet français, l’AFNIC, est elle aussi pionnière puisque ses serveurs utilisent IP v6 depuis octobre 2003 ».

François D’Aubert s’est félicité de la gestion de l’ouverture du .fr par l’Afnic. Pas un mot sur la proposition de loi tendant à protéger les noms des collectivités locales sur internet adoptée au Sénat.

Concernant l’assouplissement, il souhaite « qu’il se poursuive et que d’ici la fin de l’année toutes les personnes physiques ou morales disposant d’un lien avec la France puissent déposer leur nom en tant que nom de domaine. » L’Afnic prévoie pourtant cette ouverture pour le premier semestre 2005.

Le Ministre délégué à la Recherche demande une baisse du .fr

Le Ministre délégué à la Recherche va demander « à l’AFNIC de baisser le tarif de base d’enregistrement d’un nom de domaine en « .fr » de plus de 25% dans les mois qui viennent. Cette baisse du tarif de base de l’enregistrement du « .fr » devrait participer à l’essor de cette extension et à son appropriation par un public plus large d’entreprises françaises, d’administrations, d’associations et à terme de particuliers. »

Rappelons que le prix d’achat à l’Afnic n’est qu’une composante des coûts induits par le dépôt d’un nom. En effet le droit de déposer des .fr est soumis au paiement d’une cotisation et à l’adhésion aux modes de fonctionnement de l’Afnic. Si la volonté de baisse du ministre était exaucée par l’Afnic, le prix du marché devrait baisser aux alentours de 40 Euros. A la charge du public ensuite de bien s’assurer des services compris dans l’achat d’un nom…
Le .fr du MailClub à 28 € comprend le dépôt du nom de domaine, une redirection web ainsi qu’une adresse email.