Revente de noms de domaine : mythe ou réalité ?

On se souvient qu’avant que la bulle internet n’éclate, les médias ont mis en avant les petits malins qui déposaient à tout va des marques notoires pour les revendre à prix d’or à leurs propriétaires.

Si certains ont réussi leurs spéculations, d’autres ont subi les affres du droit commun. Depuis, le marché de la revente de noms de domaine s’est institutionnalisé.
La société Domainfood vient de publier une liste des reventes records de noms de domaine. Cette liste prend en compte tous les rachats supérieurs à 100 000 $ de 1999 à nos jours.

Tiercé gagnant

Parmi ces 101 noms, voici le tiercé gagnant :
business.com, à 7,5 millions de dollars
casino.com, à 5,5 millions de dollars
– korea.com, à 5 millions de dollars, à égalité avec asseenontv.com.

Le .com multimillionnaire

Plus de 91 % des noms sont des .com et ils trustent les 32 premières places. Ces chiffres confirment l’hégémonie du .com sur la planète web. Le .cc (Iles Cocos) avec beauty.cc, 33ième rang est la première extension autre que le .com dans ce classement. On retrouve parmi les autres extensions : 4 .tv, 2 .de, 1 .org, et 1 .co.uk.

Autre aspect intéressant de cette étude, les dates des transactions. On dénombre une quinzaine de ventes en 1999, plus de trente en 2000 puis un trou entre 2001 et 2002 avant une reprise en 2003 (5 ventes), confirmée en 2004 avec une grosse dizaine de ventes dont le creditcards.com à 2,75 millions de $ (10ième rang). Curieusement, la courbe des ventes correspond à celle de la santé générale de l’Internet.

L’autre tendance lourde de cette étude correspond à la nature des noms vendus. Ce sont des noms génériques à 63 % tels : autos.com, coupons.com, fly.com, marketingtoday.com, men.com…). On constate aussi l’émergence de noms géographiques (un peu plus de 6 %), comme england.com.

Seule marque notoire dans le top 10, AltaVista.com racheté par le célèbre moteur de recherche à 3,75 millions de dollars. C’était en juillet 1999, une autre époque…