Quand New-York et Berlin se rencontrent à Paris

En prélude de la grande réunion Icann à Paris la semaine prochaine, la septième édition d’Egeni (États généraux européens du nommage et de l’adressage sur Internet) s’est tenue aujourd’hui. Organisée par Isoc France, la réunion a fait le point sur l’avenir de l’Internet, sa gouvernance et les futures extensions que nous réserve l’Icann. Avec des surprises en perspective.

CityTLD : Les grandes villes sont à l’honneur

Parmi les projets les plus aboutis on notera la venue prochaine des .BERLIN, .NYC (New York City) et .PARIS.

Interrogé par MailClub.info, Thomas Lowenhaupt (directeur du projet .NYC) nous a présenté son projet. « La ville de New-York compte plus de 8 millions d’habitants. Il n’existe aucun canal unique de communication entre les citoyens. Le .NYC pourrait devenir un facteur de cohésion et d’unification important pour les new-yorkais. » Le .NYC devrait voir le jour au premier trimestre 2010.

Pour le CEO du .BERLIN, Dirk Kirschenowski, « le .BERLIN est une magnifique opportunité de rassembler les deux peuples et faire ainsi face ensemble à leur histoire au travers d’une extension commune. » Le .BERLIN est lui attendu en milieu d’année 2009.

En France, le .PARIS n’a pas fait l’objet d’un véritable développement mais son porte parole a laissé entendre que le projet aboutirait dans tous les cas.

GeoTLD : vers une régionalisation des extensions

Encouragé par le succès (inattendu ?) du .CAT (extension réservée à la promotion de la culture catalane), chaque région du monde semble vouloir se doter de son extension afin d’en promouvoir les qualités ou d’en préserver les richesses.

Ainsi, la FMAI (Fédération Méditerranéenne des Associations d’Internet) voit dans le .MED un moyen de doper le commerce des pays méditerranéens et contribuer aussi à une meilleure compréhension des peuples. Pour ces pays qui ont « pris le train de l’internet en retard », le .MED doit leur permettre de se faire une place et contourner ainsi la saturation observée sur le .COM.

Loin de toutes considérations économiques, on notera également des projets singuliers tels que le .NAI (North American Indigenous) pour la défense et la préservation des peuples et des cultures indigènes menacées d’extinction.

La tendance semble belle est bien lancée. Il faudra donc composer dans le futur avec des .AFRICA, .QUEBEC, .GAL (Galice), .BZH (Bretagne) …

STLD : le .SPORT pourrait bien voir le jour

Les extensions marketées (ou sponsored top level domain) sont perçues comme une alternative à la prédominance (et indisponibilité afférente) du .COM. Pour autant, la plupart d’entre elles ne sont destinées qu’aux internautes maitrisant la langue de Shakespeare (ex : .travel) et rebutant ainsi une partie de la communauté web.

A la différence du (futur ?) .SPORT qui, selon des études sémantiques, serait un des termes les plus facilement identifiable et reconnu par plus de 1.5 milliard d’individus. De quoi envisager très sereinement la venue de cette future extension… Une de plus !

Pour en savoir plus :
Lire nos articles sur les nouvelles extensions