Quand les chartes de nommage européennes s’ouvrent

Dans l’Europe communautaire, les chartes de nommage diffèrent entre les 25 pays. Plus de 11 ccTLDs* sont totalement ouverts aux sociétés européennes qui souhaitent déposer des noms de domaine dans ces extensions. Comme par hasard (!), on constate que ces règles souples favorisent l’extension nationale : 5 500 000 .co.uk, plus d’un million de .it, 360 000 .be, quasiment autant en Autriche. Les prix d’achat, généralement faibles, encouragent également ces dépôts.

Six autres nations** ont des chartes assez souples. Il suffit souvent d’une simple adresse dans le pays pour déposer un nom de domaine. Ainsi, l’Allemagne a récemment franchi la barre des huit millions de .de.

Ce phénomène d’ouverture se confirme avec les règles du futur .eu mises en place par l’organisme Eurid. Rappelons que la « registry » du .eu a été fondée par les nics italiens, belges et suédois qui ont des chartes ouvertes…

En effet, seulement huit nations*** persistent avec une charte fermée, ce qui représentent 30 % des pays européens. S’ils s’opposent à une vision libérale majoritaire des chartes de nommage, certaines jouent un double jeu. L’Espagne compte ainsi actuellement 81 000 noms de domaine, dont plus de 20 000 de .com.es, extension ouverte aux sociétés non espagnoles (contrairement au seul .es).

La Grèce bascule dans l’Europe libérale

Durant une année 2004 pantagruélique (jeux olympiques et para olympiques, victoire au championnat d’Europe des nations de football), la Grèce a également changer les règles de son extension nationale, le .gr.

Premier changement au mois de juillet, la « registry » grecque ne fait plus office de « registrar » pour vendre son ccTLD. Il faut désormais passer obligatoirement par des sociétés accréditées. Ensuite, le nic grec ne demande plus de contact administratif local. Conséquence, le .gr s’ouvre à tous les détenteurs de numéro de TVA intra-communautaire. Dans ce sens, il se rapproche des modèles italien et tchèque. Ce changement des conditions d’obtention permet aux sociétés européennes de :

– protéger le nom de leur société dans la république hellénique
– se faire connaître auprès des 10 millions de grecs

Avec ces changements de règles, le nic grec souhaite dépasser les 80 000 noms de domaine actuel. Le MailClub, un des principaux « registrars » européens, a décidé de s’associer à l’ouverture grecque en baissant le prix du .gr à 75 euros HT / an.

Découvrez les autres baisses de prix des extensions européennes (Allemagne, Danemark, France, Pays-Bas, République Tchèque…), en écrivant ici.

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* Pays à dépôt libres pour les sociétés européennes : Autriche, Belgique, Danemark, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République Tchèque, Royaume Uni.

** Pays demandant un contact administratif local : Allemagne, Pays Bas, Chypre, France, Luxembourg, Suède.

*** Pays avec une charte de nommage fermée : Espagne, Estonie, Finlande, Irlande, Hongrie, Portugal, Slovaquie, Slovénie.