Nos artistes ont des noms de domaine

Musique, Internet, le débat fait rage entre deux mondes qui s’entrechoquent. De nombreux artistes ont pourtant une vitrine officielle sur le web, construite autour d’un nom de domaine. Le choix de ce nom n’est pas innocent et notre étude MailClub.info réalisée sur 400 noms de domaine d’artistes musicaux révèle des tendances lourdes.

.COM, tu choisiras

L’hégémonie du .COM est assez impressionnante avec un taux de présence de 66 %. On retrouve sous cette extension des artistes étrangers (u2.com, beyonce.com, jamiroquai.com, aliciakeys.com, linkinpark.com…) mais aussi de nombreux interprètes français (johnnyhallyday.com, huguesaufray.com, daniellavoie.com, bobsinclar.com…).

Le taux d’artistes français est forcément plus important pour les noms de domaine enregistrés en .FR, qui représentent 20 % des sites officiels étudiés. chimenebadi.fr, calogero.fr, jeremychatelain.fr, zebda.fr, kamini.fr, .joeystarr.fr représentent ainsi en .FR. L’extension française n’est pas pour autant boudée par les internationaux comme outkast.fr, sandithom.fr, lilyallen.fr, norahjones.fr ou massiveattack.fr.

Avec 11 % des noms de domaine, le .NET apparaît comme une véritable alternative dans le domaine musical. katerine.net, oasis.net, alainsouchon.net, chebmami.net, depalmas.net, oliviaruiz.net ont franchi le pas. Les autres extensions n’existent quasiment pas. On relèvera les atypiques tete.tv ou muse.mu, l’extension de l’Ile Maurice, vendue comme une extension MUsicale.

Enregistre mon nom et puis c’est tout

Peu de fantaisies pour le choix du nom de domaine. Presque 80 % ont repris simplement leur nom de scène. Les artistes faisant l’usage d’un pseudonyme dans leurs activités musicales sont légions et apparaissent forcément dans notre étude (moby.com, shakira.com, madonna.com, fatalbazooka.com, yelle.fr, singuila.net…). Les artistes dont le nom associe prénom et nom de famille (pseudo ou pas) sont très nombreux : catherinelara.net, alainbashung.fr, yannicknoah.com, eddymitchell.net, danielpowter.fr, justintimberlake.com, keryjames.com… Ils sont surtout très peu à s’aventurer dans la composition avec tiret, hormis quelques exceptions tels christophe-mae.fr, janet-jackson.com

Le Site, au cas où tu ne comprendrais pas

Parmi les termes associés au nom de l’artiste dans son nom de domaine, le plus ajouté est « lesite ». Il représente tout de même 6 % du total des sites étudiés comme diams-lesite.com, khaled-lesite.com, dani-lesite.com ou soprano-lesite.fr. Certains rappellent qu’ils font de la musique (2,5 %) kyomusic.com, calimusic.fr, ayomusic.com… D’autres branchés sont « on line » comme zazieonline.com, 113online.com

Pour les groupes, on côtoie le basique (tryo.com) à « the » groupe comme thespicegirls.com ou the-scorpions.com. Il y a les insistants comme telephonelegroupe.com, relic-legroupe.com

Original, tu peux t’y essayer

Le duc de Boulogne associe son nom et son département booba92i.com. Un début de tendance chez les rappeurs (lafouine78.com) ? Rimk, membre du groupe 113, rappelle que malgré ses deux albums solos, il reste attaché à son équipe rimkdu113.fr.

Lorie gère son propre loriefanclub.com ( !?). Son Garou vit dans son pays au garouland.com. Usher domine le monde avec usherworld.com. Pearl essaye de nous convaincre qu’elle fait du R’n’b pearl-rnb.fr. Cassie veut qu’on l’aime (lovecassie.com). Mika fait sa « life » mikalife.fr. On apprend que Luciano n’est pas mort avec pavarotti-forever.com, nom de domaine enregistré un jour avant sa mort.

M, toujours original n’a su choisir entre qui2nous2.com allait enregistrer son nom de domaine. Les titulaires des noms sont pourtant majoritairement les maisons de disques des artistes (Universal Music, Sony BMG, Warner, EMI…). Tout le monde n’a pas, comme Prince, géré son propre site web, en maitrisant totalement la titularité de ses droits.