.ma, une extension ouverte dans le Maghreb

Les instances marocaines réfléchissent à la future charte du .ma, pour l’instant ouverte. Une situation originale par rapport aux règles de nommage plus fermées des voisins algériens et tunisiens.

L’agence nationale de réglementation des télécoms (ANRT) marocain lance une consultation relative à son extension nationale, le .ma. Les avis des différents acteurs du marché sont recueillis jusqu’au 16 février. On leur demande leurs avis sur la situation actuelle des noms de domaine, les éventuelles difficultés, la gestion de l’opérateur historique, les orientations d’une future charte de nommage. Tous ces points sont étudiés sous les angles techniques, administratifs, commerciaux et juridiques.

Le potentiel marocain

Parallèlement, l’ANRT vient de publier une étude sur le marché de l’Internet au Maroc. Un million d’internautes marocains surfent régulièrement sur la toile. Beaucoup le font via des cybercafés, le nombre d’abonnés internet n’étant que de 88 000. Un score bas, puisqu’on estime le potentiel à 500 000 abonnés marocains. Actuellement, le taux de pénétration de l’outil internet est plus faible au Maroc qu’en Algérie, en Tunisie ou en Jordanie.

Actuellement, on dénombre 8 000 .ma. Cette extension est ouverte à l’ensemble des sociétés européennes. Pour elles, le .ma est l’occasion de s’implanter dans un pays francophone.
Cette charte ouverte diffère des autres extensions du Maghreb.

Un .ma ouvert par rapport à ses voisins algériens et tunisiens

La charte de nommage du .dz algérien est plus stricte. Pour déposer un .dz, il faut fournir « une pièce justifiant le choix du nom de domaine, à savoir : une copie du registre de commerce (entité commerciale) ou ; une copie du dépôt de marque chez l’INAPI (pour les noms de marque) ou ; une copie du décret officiel de création (association, organisation, organisme étatique, …) ». Le nic algérien a la particularité de proposer en ligne la consultation de l’ensemble des noms de domaine déposés soit directement sous le .dz, soit sous les sous domaines (.com.dz, .org.dz, .net.dz, .gov.dz, .edu.dz, .asso.dz, .pol.dz, .art.dz).

Le nic tunisien n’autorise lui que « les organisations et les individus légalement résidants en Tunisie » à enregistrer leurs noms de domaine sous l’extension tunisienne. La registry a cependant créé une pléthore d’extensions de troisième niveau. On retrouve le .com.tn pour les sociétés commerciales, le .intl.tn à destination des organismes régis par des traités internationaux ou des représentations diplomatiques étrangères, le .gov.tn, le .org.tn, le .ind.tn pour les sociétés à caractères industriels et les CCI, le .nat.tn pour les sociétés, agences, offices, instituts nationaux, le .tourism.tn pour les différents acteurs du tourisme, le .info.tn pour les médias, le .ens.tn pour les établissement privés d’enseignements, le .fin.tn pour le secteur financier, et enfin le .net.tn pour le secteur des télécoms. Chaque suffixe de cette liste à la Prévert nécessite une pièce justificative adéquate.

Pour tester la disponibilité de vos noms de domaine dans les pays du Maghreb, cliquez ici et choisissez la zone Afrique Moyen Orient.
Pour plus d’informations sur ces extensions, envoyez un email à jf.poussard@mailclub.fr.