L’Eurid revoit ses tarifs pour 2007

L’Eurid vient d’annoncer qu’il comptait baisser ses tarifs relatifs à la gestion des noms de domaine en .eu en 2007. Une baisse qu’il s’explique par des chiffres d’enregistrements exceptionnels (2 340 000 .eu), alors que ses objectifs initiaux étaient deux fois moins élevés

La réduction substantielle annoncée par l’Eurid est possible grâce aux nombreux enregistrements effectués depuis le lancement de l’extension en avril 2006. L’Eurid précise que cette baisse de coûts sera répercutée sur les prix d’achats des bureaux d’enregistrements accrédités (« registrar ») et non directement auprès des titulaires de .eu.

Le prix d’achat n’est pas le prix de commercialisation

L’Eurid prend le soin de distinguer le prix unique d’un .eu et les services associés (hébergement, emails) proposés et facturés par les « registrars ».

On précisera que les bureaux d’enregistrement fixent librement leurs tarifs, en fonction des services qu’ils y associent. L’internaute averti, regadera les prestations incluses dans l’offre de base du prestataire : redirections d’emails, répondeur, adresse email « catch-all », Redirection (URL, IP, DNS), gestion en ligne des domaines en temps réel, support téléphonique et email gratuit…

Autant d’éléments indispensables au bon fonctionnement du nom de domaine, souvent facturés en option par les discounters, soit inexistants (support téléphonique gratuit). Bref, ce n’est pas le prix d’achat d’un nom de domaine qui coûte le plus cher à un « registrar » !

La baisse impactera t’elle les titulaires ?

Si l’Eurid est convaincue que « la baisse du prix bénéficiera finalement aux utilisateurs grâce à la concurrence entre les registrars », rien n’est moins sûr.

Le .eu est déjà une des extensions les moins chères du marché (une vingtaine d’euros avec des services associés). De plus, la majorité des « registrars » a été échaudée par une « sunrise period » longue et coûteuse qui n’est pas encore finie (lire notre article : Clôture des dossiers sunrise .eu fin décembre 2006).

Bref, il n’est pas évident que les quelques euros économisés par l’Eurid soit répercuté en 2007 par les registrars. Ils permettront plutôt aux prestataires de limiter leurs pertes liées à la sunrise du .eu.

Promesse tenue par l’Eurid

En tout cas, on peut reconnaître à l’Eurid qu’il a tenue son engagement. Marc Van Wesemael, Directeur général du .eu, rappelle que « l’Eurid avait prévu de baisser ses prix si le .eu était un succès, un an après son lancement. Ainsi, nous espérons stimuler d’avantage d’utilisateurs du .eu, en leur garantissant une réelle présence internet européenne ».