Les registres nettoient leurs whois

La Belgique et la Norvège partent en guère contre les whois comprenant des données incomplètes ou erronées. Sans mise à jour des whois concernés, les registres se réservent même le droit de supprimer les noms de domaine ! Ces mises à jour rappellent les recommandations Icann en la matière.

Contrôler votre whois ou il sera supprimé !

Gangrené par de nombreux dépôts litigieux effectués lors de son opération de gratuité (500 000 .be enregistrés en trois mois), le nic belge demande au titulaire de .be de contrôler les données WHOIS de leurs noms de domaine. On évitera ainsi des titulaires nommés « Bart Simpson », résidant « 1 rue du test » au Groland !

Plus sérieusement, le Dns Be rappellent ses conditions générales qui « obligent le détenteur d’un nom de domaine de faire en sorte que ses données et contacts soient toujours corrects. Il est d’une importance cruciale pour des tiers qui ont certains droits envers un nom de domaine spécifique d’en connaître le détenteur et de pouvoir le contacter. Dans le cas où les données liées à un nom de domaine .be sont incomplètes ou erronées, DNS BE se réserve le droit de supprimer le nom de domaine ».

Pour effectuer la mise à jour des whois belges, le nic encourage les titulaires à « contacter le plus vite possible leur bureau d’enregistrement afin qu’il fasse immédiatement les mises à jour ou corrections nécessaires ».

Donald Duck en Norvège

En Norvège où le .no reste réservé aux sociétés locales (le risque de squatting est donc moins élevé), le nic purifie aussi sa base pour entre autre éviter de faux titulaires. Il cite en exemple des noms ayant comme propriétaires Donald Duck ou Minne Mouse !

Pour vider ses whois de données loufoques, le Norid a décidé de vérifier chaque jour les coordonnées des nouveaux .no. Quand il détectera des erreurs, il enverra un email au registrar qui aura un maximum de 50 jours pour corriger les données erronées. Sans réponse, il contactera directement le titulaire, qui aura lui 60 jours supplémentaires. Si les coordonnées restent en l’état, le nic norvégien annulera alors les noms concernés.

Les extensions locales n’ont pas le privilège du nettoyage de whois. Network Solutions, un important « registrar » Icann, a récemment contacté de nombreux titulaires d’extensions génériques (.com, .net, .org…) pour vérifier leurs coordonnées whois. Il expliquait cette opération par son adhésion au « ICANN’s WHOIS Data Reminder Policy ». L’Icann recommande également des whois propres pour la bonne gestion des noms de domaine.