Safebrands registrar du .eu

Les « registrars » américains à l’assaut du .eu

A l’aube de l’ouverture à tous des noms de domaine en .eu, l’Eurid compte plus de 1550 bureaux d’enregistrements dont 40 % sont américains. Ces derniers viennent pour la plupart d’être récemment accrédités, afin de multiplier les demandes sur des termes génériques. Pour sa part, l’Eurid répond aux attaques sur l’attribution lors de la « sunrise » des principaux termes génériques en .eu.

Les sociétés américaines comptent 624 « registrars », dont plus de 400 sont basés à New-York. Ces sociétés seraient rattachées au même groupe : les numéros de téléphone sont les mêmes, certains sites internet des prestataires ne sont pas actifs…

Un nouveau marché prometteur

Cet attrait vient de l’actuelle structure du marché des noms de domaine, soutenu par le marché de la revente mais surtout par les liens sponsorisés. Avec un .com saturé, les noms de domaine en .eu ouvrent de nouvelles perspectives, dans lesquelles comptent s’engouffrer les prestataires américains.

Le top des noms génériques déjà demandés

Parmi les 346 000 noms de domaine soumis en phase « sunrise », des demandes ont déjà été faites autour de termes « génériques », telles sex.eu, hotel.eu, travel.eu, jobs.eu, casino.eu, poker.eu, golf.eu, business.eu, music.eu, porn.eu, shopping.eu…

L’Eurid a commenté les griefs de tiers, ne comprennant pas la validité de ce type de demandes.
« Certains ont suggéré que les règles de la sunrise du .EU auraient dû inclure une date limite pour l’éligibilité d’une marque. Dans les cadres des nombreuses consultations que nous avons menées avec l’agent de validation PwC et le secteur de la propriété intellectuelle, la question a été abordée. La grande majorité ne souhaitait pas voir cette notion de date limite. D’abord parce que la Commission européenne ne l’a jamais demandé dans ses règles de politique d’intérêt générale du .EU. Mais surtout parce que cela ne ferait que désavantager les sociétés, initiatives ou projets nouvellement montés. »

L’Eurid précise que « nous ne pouvons nous prononcer sur l’efficacité des systèmes de protection de marques en vigueur en Europe. Ne pas fixer de date limite pour l’éligibilité d’une marque permet forcément l’enregistrement de noms génériques en .EU pendant la période sunrise. Mais pour être accepté, le nom en question doit quand même être revendiqué sur la base d’un droit antérieur. C’est là le principe de la sunrise : protéger ceux qui ont des droits antérieurs. »

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