Les noms de domaine des municipales

Les élections municipales approchent à grand pas et les candidats s’agitent autour de leur site web officiel. Quels noms de domaine ont-ils choisi pour mener cette campagne ? Quelles tendances se dégagent ? Découvrez-le dans l’étude exclusive MailClub.info.

Notre enquête a été menée sur les dix plus grandes villes françaises : Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg, Toulouse. Elle concerne les noms de domaine des sites officiels des principaux candidats de ces villes. 31 noms de domaine sont ainsi analysés. Premier aspect examiné, l’extension choisie.

Contrairement à notre enquête autour des présidentielles qui constatait l’usage du .ORG pour les candidats situés à gauche et le .FR pour ceux placés à droite, les noms de domaine des municipales sont peu marqués. Le .FR est largement plébiscité (58 % des noms étudiés), suivi du .COM (32 %) et du .NET (10 %). Surtout, le .ORG a disparu de la circulation. C’est vrai qu’il n’avait pas porté chance à ceux et celles qui l’avaient choisi lors de la précédente élection. Cette année, est-ce que les partis utilisent une extension particulière ? Le Parti Socialiste est passé en .FR (50 %), suivi du .COM (30 %) et du .NET (20 %). L’UMP propose plus de .FR (60 %) autant de .COM que le PS, mais moins de .NET. Le Modem est lui à 80 % en .FR, seul nantesdemocrate2008.com de Benoît Blineau représente le .COM.

Des villes en réussite, aimée, unie, autrement, simplement

Dans la structure de ces noms de domaine, on retrouve dans 37 % des cas, le nom de la ville dont le premier poste est en jeu. On l’aime (aimerlyon.com pour Gérard Collomb), on la voit réussir (marseillereussit.fr pour Jean-Claude Gaudin), autrement (nice-autrement.com par Patrick Mottard et toulouse-autrement.fr du Modem Jean-Luc Forget), unie (unionpourstrasbourg.fr pour l’UMP Fabienne Keller) ou simplement (nicetoutsimplement.com par le maire sortant Jacques Peyrat).

On associe aussi son nom à sa ville (delaveau-rennes.fr). Bordeaux a choisi ce modèle pour le match entre ses deux poids lourds. A ma gauche, cela donne bordeaux-rousset.fr pour le PS Alain Rousset et à ma droite juppe-bordeaux.fr pour le candidat de l’UMP. A Paris, la candidate Modem annonce la couleur, elle est pour sa ville ! Son nom de domaine est formel marielledesarnezpourparis.fr.

Vote pour mon nom !

Ils sont très nombreux (68 %) à intégrer leur patronyme dans leurs noms de domaine (il faut bien savoir le nom de celui pour lequel on vote). En mode prénom et nom : bertranddelanoe.net pour le maire de Paris, helene-mandroux.fr pour la candidate socialiste de Montpellier, karim-boudjema.net pour le prétendant UMP à Rennes, martialbild.fr pour le FN parisien. Le postulant UMP de Lyon n’a choisi que son nom de famille pour son nom de domaine : perben.com.

Beaucoup de candidats combinent leurs noms de famille à l’année de l’élection. 32 % des noms de domaine contiennent 2008. baupin2008.fr pour les Verts à Paris, chantal-cutajar-2008.fr pour la Modem strasbourgeoise, estrosi2008.com pour le niçois, guerini2008.fr pour le marseillais socialiste, panafieu2008.fr pour l’outsider UMP à Paris… La palme revenant au candidat UMP de Montpellier qui a tout dans son nom de domaine : jacquesdomergue-montpellier2008.fr, prénom, nom, ville et année de l’élection. N’en demandez pas plus !

Pour en savoir plus :
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