Les dangers du whois privé

Lors de sa dernière assemblée au sommet de l’ICANN du Caire, l’Intellectual Property Constituency (IPC) a présenté son guide explicatif des meilleurs attitudes à adopter en ce qui concerne la fiabilité des données whois. Un constat détonnant.

IPC a convié Madame Stacey Burnette, directrice de la section « ICANN contractual compliance », afin que soit présentée à chaque intéressé la première version du rapport élaboré par son service. L’intitulé exact de ce document est « Draft Advisory Regarding Registrar Best Practices to Protect Registrants upon Initiation of
a Uniform Domain Name Dispute Resolution Policy (“UDRP”) complaint
».

Ce document a pour vocation d’être un guide explicatif des meilleurs attitudes à adopter par les bureaux d’enregistrements de noms de domaine (« registrars ») dans le but de fournir à leurs clients (« registrants ») la meilleure protection possible de leurs droits, face à l’initiation d’une procédure de résolution des litiges suivants les principes UDRP.

65 % des registrars proposent des whois privés

Ce document a été rendu public début novembre afin que son contenu soit discuté par chaque intéressé durant la période de consultation publique qui se clôturera le 30 Novembre 2008.

La publication de ce document fait suite à l’envoi par l’équipe de « contractual compliance », chargée de veiller au respect des principes contractuels établis par l’ICANN, d’un courriel à chacun de ses registrars.
Le but de ce dernier était de recenser le nombre de registrars proposant des services de Whois privés ainsi que d’en estimer la fréquence.
65 % des registrars ayant répondu proposer ce type de service, l’intérêt de publication de ce document a été renforcée.

Des données qui doivent permettre l’identification du titulaire

Ce document est l’occasion de rappeler que de nombreux titulaires de noms de domaine perdent injustement leurs droits sur un nom à l’issue d’une procédure UDRP.
Cela, en raison de leur non information par le registrar ou de l’impossibilité pour ce dernier de joindre le titulaire du nom de domaine.
Il est donc évoqué le rôle de coopération rapide et effectif que doit adopter le registrar lorsqu’il est sollicité par un organe de résolution.
Le registrar devant notamment, transmettre et corriger dans le Whois les données erronées dans les deux jours qui suivent la demande du provider. Cependant, c’est au registrant qu’incombe la responsabilité de mise à jour de ses données.

Le « registrar » doit également informer correctement le client sur ses obligations, découlant du règlement UDRP auquel il est obligatoirement soumis.

Le rapport présenté est disponible via ce lien http://www.icann.org/en/compliance/.