Les Bleus et leurs noms de domaine

A l’heure où nos chers bleus gambadent sur les terrains portugais, le MailClub.info s’est penché sur les sites internet des Zidane et consorts. La problématique était simple, faire une étude sur la protection des noms des joueurs sur la Toile.

Les conditions de l’étude sont simples :
– Recherche sur le prénom et nom attaché, sur le prénom-nom, et sur le nom.
– Recherche sur 3 extensions principales : . fr, .com, et .net ainsi que sur les extensions nationales où le joueur a joué.
Exemple : Marcel Desailly a joué en Italie (Milan Ac), ainsi qu’en Angleterre (Chelsea).
La requête s’étendra donc au .it et au .co.uk
– Recherche sur les pays à dépôts libres, grâce au whois du MailClub. Les noms libres ne sont pas pris en compte.

Les résultats sont ensuite répartis par type :
– P, le nom est pris par le joueur.
– T, le nom est pris par un tiers sans légitimité apparente sur le nom.
– H, le nom est pris par un homonyme.
– L, le nom est libre.
– AV, le nom est en vente.
– ?, le nom est réservé par un titulaire dont l’identification est délicate.

Aujourd’hui lundi, premiers résultats de l’étude sur les 3 gardiens français.

Le divin chauve a son site officiel www.fabienbarthez.com qui renvoie sur http://fabienbarthez.sports.fr/. Un site Athleteline, rattaché à sports.fr.
Ses fabienbarthez.net, fabienbarthez.be (avec ou sans tiret, et sans prénom), fabien-barthez.com.cn (en Chine !) sont pris par des individus difficilement identifiables. fabien-barthez.com est utilisé par un fan lyonnais. Tandis que barthez.com, et .net, sont exploités par un hongkongais.
Bilan sur les 16 extensions testées :
– 7 L – 5 ? – 2 P – 2 T

Le solide portier lyonnais a bien un gregorycoupet.com qui redirige vers une page non active de Athleteline. Le .be se fait encore remarqué en réservant les trois orthographes possibles. Le .com.cn, est également pris. Plus cocasse, les cas d’homonymie dont le gardien de l’OL est victime. coupet.fr est un « menuisier spécialiste du rangement sur mesure », coupet.com est détenu par un homonyme us, tout comme coupet.net, par un homonyme français, cette fois-ci.
Bilan sur les 12 extensions testées :
– 5 L – 3 ? – 3 H – 1 P

Le jeune Landreau a bien un site officiel, où il délivre ses impressions sur l’Euro. Chose étonnante, l’adresse du site http://www.stevensports.com/landreau/. Dommage quand mickael-landreau.fr, .com et .net sont libres ! A l’étranger, à part le .be belge, pas d’inquiétude pour l’instant (en attendant un transfert ?). Sur le nom landreau, le .fr est pris par le joaillier du même nom, le .org est le site dédié à tous les Landreau du monde (!), tandis que le .biz est détenu par un homonyme lyonnais. A noter que landreau.net est à vendre.
Bilan sur les 12 extensions testées :
– 4 L – 3 ? – 3 H – 1 AV – 1 T

Bilan total des gardiens :
– 16 L – 11 ? – 6 H – 3 P – 3 T -1 AV

En matière de résolution de litiges liés à un nom de domaine, l’UDRP fait souvent loi. Les joueurs de football peuvent être associé aux célébrités. Ils peuvent donc revendiquer des droits sur leur nom. Ils s’appuieront alors sur une marque enregistrée ou sur la protection accordée en common law.

Concrètement, l’UDRP considère qu’un enregistrement de nom de domaine est abusif si :
– le nom de domaine est identique ou semblable au point de prêter à confusion, à une marque de produits ou de services sur laquelle le requérant a des droits,
– le détenteur de noms de domaine n’a aucun droit sur le nom de domaine ni aucun intérêt légitime
– le nom de domaine enregistré et est utilisé de mauvaise foi.

La jurisprudence de l’OMPI reste mouvante. L’affaire du brucespringsteen.com a révélé de nouvelles conditions. Partant du fait qu’une recherche sur les mots clés « Bruce Springsteen » sur un moteur de recherche, amène à de nombreux résultats, L’OMPI estime que l’internaute sait pertinemment que tous les sites répertoriés ne sont pas tous officiels ou autorisés.
L’enregistrement d’un tel nom de domaine n’est donc pas considéré comme apportant la confusion. D’après l’OMPI, l’internaute ne pense pas que tous les sites qui contiennent des noms de célébrités soient autorisés
La cellule de médiation a stipulé dans cette affaire que, bien que le nom de domaine soit identique à la marque non enregistrée du requérant, le revendicateur du nom de domaine avait démontré qu’il avait des droits ou des intérêts légitimes par rapport à celui-ci, tandis que le requérant avait échoué dans la preuve que ce nom de domaine avait été enregistré et utilisé de mauvaise foi.

Une décision qui pourra intéresser nos champions d’Europe en titre.

A suivre les défenseurs, les milieux de terrain et les attaquants des bleus, en attendant l’analyse globale.