Le slamming s’internationalise

Les sociétés françaises ne sont plus uniquement attaquées par des « slammers » français. Des entreprises chinoises tentent désormais d’escroquer les titulaires de noms de domaine français pour enregistrer des noms chinois.

Sollicitation d’un tiers inconnu, confusion, pression psychologique, tarifs prohibitifs… Autant de caractéristiques communes aux slamming.

Slamming, Made in China

Des sociétés chinoises telles « Shanghai Huibai Internet Service Co. Ltd », « Netadviser.cn » sont en phase de démarchage actif sur le marché français. Leur technique est simple : un de leurs clients souhaite enregistrer des noms de domaine dans des extensions chinoises (.cn, .com.cn, .net.cn…) ou même avec les idéogrammes locaux. Elles préviennent l’ayant droit français des intentions de leurs clients, et leurs préconisent d’enregistrer très rapidement et très cher ces noms de domaine chez eux.

Dans un dossier concerné à ce type de pratique, l’Afnic a jugé que « cette démarche peut être considérée comme illicite par le caractère systématique du démarchage téléphonique réalisé par ces types de slammers, les tarifs exceptionnellement élevés pratiqués, ainsi que la création d’une pression psychologique forte renforcée par la nécessité de prendre une décision en quelques minutes« .

Si le slamming concernant des extensions comme le .com, .fr est désormais assez connu des sociétés françaises, celui autour du .cn est moins maîtrisé. Comme le précise un des « slammers », le .cn est ouvert à tous et sur une dynamique d’enregistrement très élevée.

On ne peut que conseiller aux victimes de ces tentatives d’escroqueries, de contacter rapidement leurs bureaux d’enregistrements habituels. Des « registrars » européens comme le MailClub sont accrédités dans la région asiatique et proposent le .cn à 55 € HT / an. Ils peuvent vous conseiller dans votre stratégie de nommage dans la région asiatique.

Pour en savoir plus :

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Lire notre article : L’Afnic en guerre contre le « slamming »

Lire notre article : Chantage à l’enregistrement : le cas français