Le DotAsia à la rencontre des futurs titulaires de .ASIA

Edmon Chong, CEO du registre des futurs noms de domaine en .ASIA, a choisi le bureau d’enregistrement MailClub pour présenter son extension auprès des différents responsables de noms de domaine des sociétés françaises. Avec Bart Lieben, l’agent de validation des demandes sunrise .ASIA, ils ont pu répondre ce vendredi 14 septembre 2007 aux questions de l’assemblée.

Représentants de grandes marques de luxe, constructeurs automobiles, banques, industries, cabinets juridiques spécialisés… Ils ont tous répondu présent à l’invitation du MailClub pour rencontrer les membres du registre du .ASIA, en provenance de Honk Kong.

Edmon Chong a présenté le .ASIA, quelques jours avant le premier lancement officiel du 9 Octobre 2007. Chiffres à l’appui, M. Chong a démontré comment le .ASIA couvrait un marché économique énorme, avec un développement de l’Internet et des noms de domaine hors du commun.

Un seul prestataire suffit !

Très vite, des questions pratiques ont été soulevées par l’assistance. Les enchères pour donner au plus offrant un .ASIA demandé par plus d’une entité ? « Je pense que la grande majorité des demandes sunrise pour des marques notoires ne seront pas départagée par les enchères. Les principaux cas concerneronts des noms génériques ou marques faibles. Elles permetteront d’attribuer le .ASIA au requérant qui a le plus d’ambition pour ce nom. Cela donnera une valeur ajoutée au .ASIA. De plus, il vous suffit de passer par un unique registrar accrédité par le registre comme le MailClub. Ce n’est pas la peine comme pour le .eu de soumettre des dizaines de demandes chez plusieurs prestataires, vu que l’attribution ne se fera pas sur la base du premier arrivé, premier servi », explique Edmon Chong.

Le cas des marques françaises

Autre interrogation, l’envoi de documents sera t’il nécessaire ? Bart Lieben soulève alors un particularisme bien français… Lors d’une demande sunrise, le requérant doit fournir des informations relatives à sa marque (date d’enregistrement, classe…). Aucun justificatif n’est demandé obligatoirement par l’agent de validation tant qu’il peut vérifier sur des bases de données de marques gratuites en ligne ces informations. Or, dans l’Union Européenne, seule la France et Malte ne proposent pas ce système… Afin d’éviter d’avoir à retourner le certificat d’enregistrement de le marque, il est préconisé de soumettre sa marque communautaire plutôt que française. Cela fera moins de paperasse à gérer ! L’attribution devrait être plus rapide. Les marques françaises restent bien sûr acceptables mais le certificat devra être retourné si le requérant s’appuie sur cette marque pour demander son .ASIA.

Les preuves d’usages évoquées dans la sunrise 2a ont aussi fait débat et l’agent de validation a rassuré son monde. Elles ne seront demandées que dans un éventuel second temps (après le premier contrôle avec le certificat d’enregistrement) surtout en cas de fraude manifeste. Bart Lieben qui a travaillé sur la sunrise des noms de domaine en .eu, a retenu les erreurs du passé et se veut beaucoup plus souple pour cette nouvelle période d’enregistrement prioritaire. Une bonne nouvelle pour les ayants-droits, qui auront également le temps de retourner des informations complémentaires en cas de doute. Mais, le registre se veut « relax ». La sunrise du .ASIA est faite pour protéger les marques pas le contraire. Le registre espère transformer ces noms de domaine déposés à titre préventif en noms de domaine utilisés ! Même si Edmon Chong ne se fixe pas d’objectif d’enregistrement précis, il espère compter d’ici un an un nombre de noms de domaine entre les chiffres des récents .MOBI (650 000 noms) et .EU (2,5 millions).