Le chinois n’est jamais du chinois pour un chinois

Les noms de domaine déposés avec des caractères asiatiques n’échappent pas au centre d’arbitrage de médiation de l’OMPI (Organisation mondiale de la Propriété Intelectuelle). Ainsi, le nom de domaine 日立.com, traduit en code par xn--wgv287b.com, soit plus simplement la prononciation de la marque Hitachi, a été examiné par les juges. Explications.

Si le nom de domaine日立.com ne signifie pas grand-chose pour la majorité des occidentaux, ce n’est pas le cas de nombreux asiatiques. Comme le dit si bien René Lessard, « le chinois n’est jamais du chinois pour un Chinois ».

La société japonaise Hitachi dispose de nombreuses marques telles que “日立”, “日立HITACHI” ou “HITACHI” enregistrées dans de multiples classes et pays. Il a déposé, entre autre, la marque “日立” dès 1923 au Japon.
En effet, « Hitachi » est la translittération du son phonétique 日立, simplifiée en caractères chinois.

De mauvaise foi, le défendeur américain Shanghai Meihu Leather a dû transférer le nom de domaine litigieux à la société Hitachi.

Quarantaine de cas similaires

Ce n’est pas la première fois que des noms de domaine enregistrés avec des caractères asiatiques sont jugés auprès de l’OMPI. Depuis 2000, on compte une quarantaine de cas traités, essentiellement des .com, bien que cinq noms de domaine en .net et un .tv furent également tranchés.

Déjà en .tv

Hitachi avait déjà récupéré 日立 mais en .tv (l’extension des Iles Tuvalu, « markétée » pour les chaînes de télévisions du monde entier). A l’époque, le défendeur était brésilien, c’était le 12 mars 2002. L’histoire est un éternel recommencement…