L’avenir des noms de domaine français (4/8), vu par le MailClub

Le bureau d’enregistrement de noms de domaine, le MailClub, a participé à la consultation publique sur les modalités de gestion du domaine internet « .fr » et des extensions d’outre mer. Il vous propose ces réponses durant tout l’été. Cette semaine, découvrez son point de vue sur les nouvelles extensions, les possibilités d’un registre unique et le cas du .TF.

Question 8 : Faut-il rouvrir les enregistrements dans le « .tf », et si oui quels pourraient être les critères d’éligibilité :
faut-il limiter les enregistrements aux acteurs concernés par les TAAF (par exemple scientifiques) ?
faut-il ouvrir les enregistrements à tous les acteurs éligibles pour le « .fr » (cf. Q5) ?
faut-il ouvrir le « .tf » plus largement que le « .fr » ?

MailClub : Le .TF des Territoire des terres australes et antarctiques françaises a la particularité de ne pas avoir de population autochtone mais est occupé de manière permanente par des scientifiques et des techniciens de différents organismes de recherche français.
Compte tenu de cette particularité, nous n’avons pas d’avis tranché sur la gestion de cette extension. Elle peut être ouverte à tous comme les autres extensions françaises ou rester un ilot réservé aux scientifiques.

Question 9 : Dans quelle mesure la désignation d’un registre unique pour tous ces domaines (« .fr » et outre-mer) serait-elle souhaitable (mutualisation des coûts, harmonisation des méthodes de gestion…) ?

MailClub : Le fait d’avoir un registre unique pour l’ensemble des extensions françaises serait un choix logique et judicieux. Au-delà des économies d’échelle, de l’augmentation de l’expertise technique, elle permettrait d’avoir un interlocuteur unique.

Création de nouveaux domaines internet « génériques »

Question 10 : Quels avantages ou inconvénients voyez-vous à l’introduction d’autres extensions correspondant à des sous-parties du territoire métropolitain (« .bzh », « .paris », etc.) ?

MailClub : En acceptant le .CAT catalan, l’Icann a ouvert une boite de pandore incontrôlable. Toutes les régions du monde ou communauté culturelle souhaitent leurs propres extensions. Dans les faits, les nouvelles extensions génériques (.MUSEUM, .COOP, .AERO, .TRAVEL…) restent anecdotiques sur la toile et entrainent une confusion dangereuse pour le grand public qui doit déjà s’approprier son extension nationale .FR.

Il ne faut pas se leurrer, le lancement de ces nouvelles extensions a pour but de générer de nouveaux revenus pour les bureaux d’enregistrements, registres et agent de validation qui s’enrichissent sur ces opérations (lire notre chronique à ce sujet).
Quel est l’intérêt réel pour l’internaute ? Il nous semble assez limité.

Prenons le .PARIS. La mairie du 13ième arrondissement utilise actuellement comme adresse internet : mairie13.paris.fr. Quelle serait la valeur ajoutée d’avoir directement mairie13.paris ?


La semaine prochaine
, les noms protégés ou réservés.

Pour en savoir plus :
Lire la troisième partie de la réponse du MailClub à la consultation publique sur les critères d’éligibilité (conditions d’accès aux enregistrements).
Lire la seconde partie de la réponse du MailClub à la consultation publique sur la protection des droits des tiers et des données personnelles.
Lire la première partie de la réponse du MailClub à la consultation publique sur l’attractivité du .FR et la qualité de l’offre d’enregistrement.

Lire nos articles sur le .PARIS
Lire nos articles sur le .TF
Lire nos articles sur le décret 6 février 2007
Lire nos articles sur le .FR