La peur du cybersquatting

Vendredi, le Journal du Net a clôturé son sondage sur l’assouplissement du .fr. 281 votants, dont 39,8 % prennent gare avec ce changement au retour du cybersquatting. 33 % comptent conserver leurs .com. Espérons pour eux que leurs .fr ne soient pas pris par une entité malveillante. Enfin, 27 % voient dans l’abandon du droit au nom, une belle opportunité de pouvoir acheter de nouveaux noms de domaine. Il est certain que la communication sur les noms de domaine en .fr va être plus créative, avec la possibilité d’utiliser des noms communs, de villes, de les associer au nom de sa société…

Net-squatting : le cas France Télévisions

Depuis 3 ans, France 2 et France 3 ne communiquent pas sur leurs .com… Pas étonnant, lorsque que l’on constate que ces sites n’ont rien à voir avec les chaînes publiques françaises. Le propriétaire de france2.com et france3.com, résident en Corée du Sud a trouvé plus intéressant d’utiliser ces adresses pour ses sites pornographiques que pour la présentation des programmes de la chaîne télé.
France Télévisions a décidé d’attaquer l’homme, sans réussite… Ni le tribunal de grande instance de Nanterre, ni l’OMPI ont réussi à résoudre ce cas. Kim Segwon, le propriétaire des noms de domaine a proposé de revendre les noms à France Télévisions pour… 2 millions de $. Indignation chez les responsables.

Ce cas montre bien comment il est difficile (même lorsque l’on a identifié le « cybersquatteur ») d’arrêter le net-squatting en question. France Télévisions a subi l’implacable loi du « premier arrivé, premier servi ». A ceux qui craignent une recrudescence de ce phénomène avec l’ouverture du .fr, on ne peut pas leur garantir le risque zéro.
Mais il est incroyable de constater que les responsables du site en question aient laissé libre leurs .com.