Guillaume.net contre-attaque sur le blocage de ses .fr

Malgré l’été, les .fr continuent de s’enregistrer à un rythme élevé, soutenu par l’ouverture de l’extension aux particuliers. 615 000 noms de domaine sont désormais déposés, un beau début, entaché par la polémique autour du blocage des noms de l’association Guillaume.net / ZioConcept.net par l’Afnic. L’association contre-attaque en diffusant à son tour un communiqué.

Suite aux dépôts par Guillaume.net / ZioConcept.net de 7 000 noms de domaine en .fr correspondant pour la plupart à des noms patronymiques, l’Afnic a décidé de les bloquer.

Une décision motivée par le préjudice subi par de nombreux particuliers dans l’impossibilité d’enregistrer leur nom patronymique en .fr, déjà pris par Guillaume.net.
L’Afnic, voit dans ces dépôts, « une violation manifeste de la charte du .fr, qui prévoit en son article 12 que les droits des tiers doivent être respectés ». L’AFNIC a par ailleurs reçu un nombre élevé de plaintes.

A partir de ces éléments, l’Afnic a décidé de bloquer ces noms, conformément à son guide l’ayant-droit en matière de noms de domaine. Ce dernier stipule que l’Afnic « se réserve le droit d’intervenir lorsque le dépôt de noms de domaine par un même titulaire est massif, manifestement contraire à la charte, et que l’AFNIC enregistre de nombreuses plaintes portant sur les noms déposés par ce titulaire. La simultanéité des trois critères est l’élément indispensable et déterminant pouvant engendrer une action ».

Dialogue au point mort

L’AFNIC a donc décidé le blocage des noms déposés par Guillaume.net / ZioConcept.net pour une durée de trois mois. Guillaume.net / ZioConcept.net dispose de ce délai pour se rapprocher de l’AFNIC. Problème, Guillaume.net refuse de discuter avec l’Afnic.

Sur le site guillaume.net, elle affirme ne pas s’être rapprochée de « l’Afnic qui sait très bien ce qu’elle fait, et chaque action est pesée, préparée, étudiée (Machiavel mon brave ami…). Elle a tenté de faire passer la naissance de nom.commun.fr, dont elle était prévenue par mail dès le 15 juin 2006 sous l’appellation « nom.commun.fr », pour une vilaine association « cybersquateuse » animée de mauvaises intentions donc. Cela s’appelle de la manipulation ou de la désinformation. Banal… et plus courant que vous ne pourriez le croire… Une grande soeur qui tente d’étouffer une petite soeur non désirée, au berceau, hélas, cela arrive. D’où la nécessaire présence des parents, qui pour l’Afnic, est l’Etat français, qui siège majoritairement dans l’association « Gendarme »… »

Un discours peu propice au dialogue. Sur cette même page, on apprend que le site « http://www.nom-commun.info, présente le GIE nom.commun.fr, plus connu sous le nom de son plus illustre membre (pour l’instant), l’association « Guillaume.net et Zio.Concept ». Notre but est d’organiser le partage des noms de famille sur Internet, et notamment sur le point FR. D’où les milliers de noms déposés-bloqués-protégés récemment, pour lesquels un « Gendarme », (mal) contrôlé par l’Etat français, a diffusé un communiqué de presse indiquant leur suspension « pour violation de sa charte ». Pipeau ».

Un partage qui tombe à l’eau

L’objectif du GIE est de partager les noms qu’ils ont enregistrés : « au lieu de permettre à la seule société « Martin » de monopoliser martin.fr pour son seul usage, ou strictement limité à ses desiderata, le GIE nom.commun .fr lui soumet un « contrat de partage », contrat civil, qui délègue la gestion des DNS au GIE. A partir des DNS, nous pouvons répartir les emails et les sous-domaines entre les ayants-droits, où qu’ils soient, et quel que soit leur prestataire internet ». Pour obtenir ce type d’adresse, cette prestation sera facturée au minimum de 10 EUR TTC par an.

En attendant, le projet du GIE est mort né. Les noms sont encore bloqués durant plus de six semaines. L’AFNIC communiquera ultérieurement sur les modalités de remise dans le domaine public de ces noms de domaine. Aucune liste d’attente ne sera toutefois mise en place.

Mots-clés :