Extensions nomades

Faut-il créer un nouveau statut d’extensions ? Après les différentes annonces médiatiques sur les futures ouvertures de TLD improbables, Mailclub.info a soulevé le tapis rouge de l’Icann pour y trouver quelques moutons : Quid des régions autonomes, département à statuts spéciaux, anciens pays et autres ?

Ces régions ont une extension, donnée par un code ISO
datant du siècle dernier, et accèdent à ce titre au statut de CCTLD. CC pour country code, on commence à percevoir le potentiel de discorde avec la Nouvelle Calédonie (.NC) ou le .EH (Sahara Marocain ou occidental) : ce ne sont pas des pays à proprement parler.

On pourrait aussi parler du .GP et du .RE, ou de bien d’autres extensions, mais elles ne posent pas de problèmes majeurs en termes de demande d’indépendance. Le .EH et le .NC, si.

Référendum en Nouvelle Calédonie

Pour le .NC, un référendum aura lieu en 2014, et le problème pourra se régler par les urnes.
En revanche, pour le .eh, la solution est beaucoup plus épineuse. L’Icann doit accepter de déléguer le .EH à une entité. Elle sera marocaine ou indépendantiste. Dans tous les cas, la décision ne fera pas l’unanimité. L’Icann doit elle demander à l’Onu de trancher ? Jolie
manière de botter en touche.

Bientôt des Regional TLD ?

Il existerait pourtant une solution logique : refondre les listes de cctld et organiser une classification différente selon le statut (ou pas de pays).
Des CCtld pour les pays. Et des Rtld (Regional Tld) pour les régions autonomes, en transition, identitaire etc …

Le .CAT catalan aurait plus sa place en tant que pionnier et moteur de cette catégorie régionale, plutôt que dans les gtld…

Cela sera t-il creusé ? Evoqué ? En tout cas, cela pourrait résoudre de nombreux problèmes de visions politiques pour les utilisateurs, en douceur.