Comment transférer des noms de domaine ?

La maîtrise des procédures de transfert est devenue un enjeu primordial dans la gestion de portefeuille de noms de domaine. Les grands comptes, cabinets d’avocats ou CPI qui centralisent leurs noms de domaine chez un unique prestataire doivent s’approprier les procédures particulières que sont les transferts.

Récemment, l’Icann vient de promulguer de nouvelles règles pour les transferts de noms de domaine génériques (.com, .net, .org, .info, .biz). Ces pratiques neuves ont pour but de lutter contre les conditions draconiennes mises en place par certains « registrars » (bureau d’enregistrement officiel) pour éviter la fuite de leurs clients vers d’autres prestataires.

Concrètement, voici les principales innovations :
– Lors de la confirmation de la demande de transfert, le propriétaire du nom de domaine aura un formulaire standardisé, lisible. Il ne sera pas « corrompu » par de la publicité pour le prestataire perdant.
Suppression de la double confirmation de transfert.
– Le contact administratif (après la vérification de son identité) doit impérativement confirmer le transfert d’un nom de domaine.
– Mise en place d’une procédure « d’annulation de transfert » pour les transfert frauduleux ou non conforme.

Le transfert atypique du .fr

Attention, ces mesures inédites ne prévalent que pour les gTLDs. Par exemple pour le .fr, « le prestataire (chez qui le nom de domaine doit être transféré) doit s’assurer que son futur client a bien demandé la résiliation de son nom de domaine chez l’ancien Prestataire par une lettre recommandée avec accusé de réception ». En cas d’opposition de la part de l’ancien prestataire, le transfert aura quand même lieu six semaines après.

De manière générale, le MailClub détaille quatre étapes pour transférer un nom de domaine de façon efficiente :

– 1. Prévenir l’ancien prestataire du changement de délégation technique, en se conformant à sa procédure
– 2. Passer commande auprès de votre nouveau prestataire qui initie la procédure de transfert auprès du Bureau d’enregistrement (Nic) concerné
– 3. Le Bureau d’Enregistrement (Nic) sollicite alors l’autorisation de l’ancien prestataire
– 4. Le nom est alors effectivement transféré dans des délais variables selon les extensions.

Conseil pratique, les adresses email qui figurent dans les whois doivent être valides afin d’effectuer un transfert dans de bonnes conditions.

Conseil technique, vérifier toujours si sur le nom de domaine à transférer, il y a déjà un hébergement ou des emails. Si tel est le cas, il faut faire attention où pointent les DNS (Domain Name Server) afin d’éviter toute interruption de service.

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