Comment les fabricants de jouets gèrent les noms de domaine des cadeaux de Noël ?

Les grands magasins ont aménagés leurs vitrines, les rayons débordent de nouveaux cadeaux, les villes se parent d’artifices lumineux, l’odeur du sapin envahit appartements et maisons, les guirlandes scintillent… Pas de doute, c’est déjà Noël !

L’ensemble des marques de jouets réalise la part la plus importante de leurs ventes lors de cette période charnière. Interactif, plébiscité par les plus jeunes, comment les fabricants gèrent l’outil web et les noms de domaine pour leurs jouets ? Voici notre étude sur ce sujet.

Charlotte, Babar et Winnie délaissés

Chez Bandai, le retour de la mythique poupée Charlotte aux Fraises est attendue comme le succès 2005 auprès des petites filles. Cependant, la star a l’ensemble de ces noms libres dans les extensions principales (charlotte-aux-fraises, charlotteauxfraises, poupee-charlotte, charlotte-fraise, poupeecharlotte, charlottefraise), hormis un salutaire charlotteauxfraises.com… site d’un fan français, en construction…

Ce bon vieux Babar n’a pas sa place sur la toile. Sur 20 extensions principales, 15 sont prises par des tiers (le .fr est à vendre), 4 sont libres, seul le .ca canadien sauve l’honneur.
L’accro au miel qu’est Winnie L’Ourson détient un prénom très plébiscité. Winnie.info est à vendre, Winnie.com dirige vers une société de papier peint danoise, winnie.nl est le site d’un chanteur. Homonymie, quant tu nous tiens ! A noter, winnie.fr est libre tout comme winnielourson.fr. Le .com est, bien entendu, déjà pris par un tiers américain.

Les Action Man se battront-ils pour récupérer leur .fr, et .net ? Leur fabricant Hasbro les a bien protégé aux Pays Bas et au Danemark, mais il ne semble pas que le fabricant ai cherché à protéger ses combattants dans toutes les versions linguistiques que propose son site principal actionman.com

Une vraie stratégie chez Beyblade et Playmobil

Belle stratégie des toupies Beyblade, un jeu à vous donner le tournis, et même sur le web. Ils utilisent leurs .com, .org, .net, .info, de, .ch, .se, .dk, .nl. Seule ombre au tableau, le .fr et le .co.uk en vente.
On ne raconte pas d’histoires à Playmobil, qui s’est protégé en .fr, .com, .org, .net, .co.uk, .be, .de, .nl, .at, .ch. L’Italie, les Etats-Unis et la Suède sont eux pris par des tiers.

La question des licences

Les fabricants de jouets hésitent de plus en plus à investir dans de nouveaux concepts. Solution, la licence d’exploitation. Les fabricants achètent aux propriétaires le droit de décliner les SpiderMan, Harry Potter, ou StarAc en différents jouets. Dans ce cas, c’est le détenteur de droit qui achète le nom de domaines: Endemol pour www.staracademy.fr, Pineau et Le Porcher pour www.cotoons.com.

Cette confusion génère des trous de protection important. Dommage pour les fabricants qui perdent une partie des 23 millions d’internautes français, dont 40 % achètent en ligne (surtout pour réaliser leurs emplettes pour les festivités de fin d’année).

Si vous souhaitez une étude plus approfondie sur un secteur donné, n’hésitez pas à nous contacter en écrivant un email en cliquant ici.