Comment les extensions locales deviennent génériques ?

Suite de notre panorama des extensions « markétées », avec le Turkménistan qui dispose du .tm. Ce cadeau signifie « trademarks », soit marques déposées. Comme une marque, il s’enregistre sur 10 ans. Le .tm a été ré ouvert depuis le 18 février 2003. L’ancien registre du .tm avait connu certains déboires et avait fermé l’extension en 1998.
Dans le pacifique, les Iles Cocos et leur .cc ont plusieurs significations outre leur origine géographique. En anglais, on pense à « cubic centimeter » pour les engins motorisés. En français, « copie conforme » ou « cyber café » ont été évoqué !
Les Iles Tonga sont gérées par le registre Tonic. Depuis 1997, il fait fructifier le .to (vers en anglais). La société est basée à San Quentin aux Etats-Unis. Sur son site, l’entreprise précise qu’elle n’est pas domiciliée dans les murs de la célèbre prison californienne, mais dans un petit village proche où les conditions aquatiques sont plus qu’appréciables ! Douce attention.

Au beau milieu de l’Océan Pacifique (décidément fertile en la matière), le .nu des Iles Niue vit une existence paisible récemment troublée par une étude de Secure Computing Corporation. Cette analyse fait état de 3 millions de pages pornographiques en .nu (sur les 46 millions recensées, ce qui classe les petites îles au quatrième rang mondial). Le nic s’en est défendu, insistant sur le fait que sur les 100 000 .nu en gestion, 6 000 avaient été supprimés car ils étaient contraires aux bonnes m?urs. Dans les pays francophones, le .nu peut faire penser à des sites lascifs. Cependant, il a une autre signification. En anglais, le .nu se prononce phonétiquement « new ». En suédois, nu signifie nouveau. La Suède est une cible importante pour l’extension, à tel point que le nic commercialise des IDN tout ayant une version suédoise de son site.

Des extensions web

Si dans les pays francophones, on parle de « sites web », dans le monde anglophone, on évoque les « web site ». Prenez les deux premières lettres, et vous obtenez .ws, l’extension des Iles Samoa Occidentales ! Cette extension obtient un succès certain. Par exemple, le site officiel des jeux olympiques de Beijing 2008 (nom officiel de Pékin) utilise comme adresse de redirection olympic.ws.
Toujours dans le pacifique, l’extension du Palau a vu dans son PW, la signification Personal Web. La société qui la commercialise a pour cible les différents blogs ou album photo numérique personnel. Elle veut être l’extension des « communautés d’intérêt partagés » sur le web.
Dans l’esprit de chacun, l’extension .it est principalement rattachée au territoire italien. Pourtant, certains avaient émis l’idée d’utiliser ces deux lettres comme le symbole des technologies de l’information. Rien n’empêche les sociétés de communiquer sur ce point, l’extension étant à dépôt libre.

MP comme Mobile Phone…

Dans la liste des nouvelles extensions génériques possibles de l’Icann, figurent les .mobi et .tel.
Elles seraint vouées aux applications d’Internet sur les téléphones portables. Profitant de l’engouement suscité autour de ce marché naissant, les Iles Mariannes Septentrionales ont transformé leur .mp
en Mobile Phone…
La société en charge de cette commercialisation est formelle : le .mp ne sert pas à protéger votre marque mais à la projeter dans l’avenir. Pour eux, si vous n’êtes pas sur le marché de l’internet mobile, vous manquerez une énorme opportunité. A méditer.

Jeudi, découvrez les extensions business et sectoriels ainsi que les conclusions de notre étude.