Bataille de noms de domaine autour des élections américaines

Les élections présidentielles américaines génèrent un buzz Internet incommensurable. Le duel opposant Barack Obama à John McCain se poursuit sur la Toile à coup de noms de domaine. Au-delà des comités de soutien, d’autres utilisent des noms associés aux patronymes des candidats pour des campagnes de dénigrement ou du traditionnel cybersquatting.

A ma droite, John McCain. 1 711 noms de domaine enregistrés dans les extensions génériques .COM, .NET, .ORG, .INFO ou .BIZ contenant les termes *John*Mc*Cain*.
A ma gauche, Barack Obama : 2 478 noms de domaine incluent les termes *Barack*Obama*. Avantage Obama donc.

32 000 noms de domaine autour d’Obama

Essayons avec uniquement le nom de famille. *Mc*Cain* ? 6 336 noms de domaine enregistrés. *obama* ? 30 121 noms déposés. Large victoire du candidat démocrate.

Certes, les candidats disposent de leur site web respectif construits sur le modèle assez simple du prénomnom en .COM, évidemment, la première extension mondiale : barackobama.com / johnmccain.com. Obama a également créé un site destiné aux téléphones portables de ses fans : obamamobile.mobi.

Parmi les noms de domaine enregistrés autour des noms des candidats, on retrouve des soutiens (thebarackobamasong.com) ou des sites défavorables (stopjohnmccain2008.com).

Des milliers de noms de domaine parqués

Mais la grande majorité des noms de domaine enregistrés le sont par des tiers. Ils les utilisent pour les renvoyer vers des pages parking proposant une litanie de liens publicitaires. Les candidats n’ont pas mené de campagne de récupération massive de ces noms de domaine détournés.
Obama a juste rattrapé le nom « naturel » obama.com, auparavant détenu par un titulaire japonais, nommé Satoru Obama.

D’ici quelques jours, nous verrons si le leader en matière de noms de domaine déposés autour de son nom, décroche la présidence.
Lors de notre étude équivalente pour les élections françaises, c’est Nicolas Sarkozy qui était arrivé en tête. Un signe ?

Pour en savoir plus :
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