Qu’est ce qui fait le succès d’une extension ?

Plus de 270 extensions peuplent le monde des noms de domaine. En 2010, toute une nouvelle série pullulera sur nos écrans. Mais comment reconnaître les extensions pertinentes, des autres ? Tentons d’établir une grille d’évaluation.

Il existe actuellement deux grandes catégories : les génériques du type .COM (une vingtaine) et celles rattachées à un territoire comme le .FR (plus de 250). J’ai essayé d’établir une liste de critères pour jauger des forces et faiblesses de chacun.

Premier critère : le nombre d’enregistrements

Critère objectif car mathématique. Le classement mensuel des extensions 01net / MailClub fait régulièrement le point sur les extensions qui comptent par rapport à leur volume d’enregistrement. Ainsi le .COM (43 % des 180 millions de noms de domaine enregistrés) écraserait la concurrence. Les .CN, .DE, .NET seraient des incontournables.

Usage de l’extension

Le .INFO, 7ième au classement des extensions, semble parfait pour des sites d’informations sur le web. Problème, les multiples opérations de gratuité autour de dépôts en .INFO ont sali ce TLD et entraîné des pratiques litigieuses, spam entre autre.
Au-delà des usages frauduleux, les simples redirections URL ou pages d’attentes de bureaux d’enregistrement sont des indices sur l’usage réel d’un TLD.
A contrario, un .CAT catalan qui propose du contenu uniquement dans cette langue a une vraie valeur ajoutée pour les internautes.

Communication

Un .MUSEUM avec sa charte de nommage restrictive et son public visé (les musées) ne comptera jamais de millions de domaines et cela est tout à fait normal. Ce n’est pas le nombre minime de .MUSEUM que je déplore, c’est que le musée du Louvre communique sur louvre.fr et pas sur son .MUSEUM. Enfin, le musée a déjà fait une redirection, c’est mieux que rien.

Second Marché

Quand des entreprises ou « domaineurs » investissement des sommes conséquentes pour acquérir des noms de domaine déjà enregistrés par un tiers, ils ne vont pas miser sur des extensions peu populaires. Les ventes record de domaines consacrent majoritairement le .COM, et les quelques fortes extensions pays comme le .DE

Ancienneté

Le premier .COM, symbolics.com, a été déposé au siècle dernier en 1985. On connaît l’importance de l’ancienneté d’un site pour qu’il soit bien référencé par Google.
Alors forcément, il est facile de jeter l’opprobre sur les dernières extensions récemment lancées : .TEL, .JOBS, .TRAVEL… L’éducation du grand public aux noms de domaine n’est qu’à ses prémices. Les principales extensions enregistrées en France consacrent le .COM (47 %), le .FR (30 %) et loin derrière le .NET (7 %), .EU (5 %), puis les autres.
La pertinence et la future connaissance des .GREEN, .BZH, .FLANDRES, .PARIS… par tous prendra du temps.