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Ma zone est-elle fiable ?

Changement d’opérateur, de charte ou de politique, la vie d’un nom de domaine peut s’arrêter brusquement. Quelques exemples…

Lorsque l’on investit dans une marque, un site internet et un référencement, on s’attache beaucoup à son nom de domaine principal. L’attachement aurait tendance à se transformer en dépendance financière.

Dans ce cas, il faut être sûr de son prestataire mais aussi, et l’on en parle plus rarement, de l’extension du nom.

La gestion des extensions symbolique de la gestion du pays…

Prenons l’exemple de monsuperprojet.cn. J’y ai construit un empire de la vente par correspondance en Chine et d’un seul coup, en prévenant 10 jours avant par mail qu’il réclame une masse de documents traduits et authentifiés pas si aisés à obtenir, le Nic Chinois considère que je ne suis pas éligible et suspend mon nom. Vers qui me retourner ? Et surtout que faire ?

Ce cas est réel, et la Libye vient également d’effectuer des changements dans sa charte qui mettent en insécurité les domaines enregistrés contenant des données contraires à une politique locale non transparente ou en déclarant que les ressortissants étrangers ne pourront plus avoir de noms à 2 3 ou 4 lettres.

On a aussi eu le cas du Congo, qui a vu son office basculer en suivant les changements de pouvoir, mais aussi les Etats Unis qui souhaitent pouvoir bloquer des noms s’ils ne sont pas conformes à la loi locale.

Certaines extensions sont également en vente, sans en être. Elles ne sont alors que des sous domaines, dépendant d’une entité privée mais non reconnue par l’état, ce qui en soit peut être gênant en cas de rachat ou faillite de l’entité (ou de changement de politique).

Bref, qui est derrière mon point ? C’est une question pas si triviale, qui mérite réflexion au moment de choisir par exemple l’extension de son site principal, ou de ses serveurs dns (ns1.mailclub.fr ? .cd ? ). Et même si l’on choisit un pays stable comme la Suède, on peut également avoir la surprise d’un panne technique impactant toute la zone.

En résumé, il n’y a pas de solutions miracles si ce n’est que de multiplier les extensions suivant les marchés et de croiser les doigts pour que les pays n’implosent pas tous en même temps.

En savoir plus sur :

http://www.michaelgeist.ca/content/view/5334/135
http://benmetcalfe.com/blog/2010/10/the-ly-domain-space-to-be-considered-unsafe/
http://www.norid.no/nytt/co.en.html