Le dur retour à la réalité de certains registres.

Près de cinq ans après le lancement des nouvelles extensions, nous pouvons aujourd’hui faire un état des lieux sur les stratégies loupés des certains registres. En effet certains ont senti le potentiel que pouvaient leur rapporter ces nouvelles extensions et ont ainsi mis sur le marché des noms de domaine à des tarifs parfois délirants croyant dégoter la perle rare des extensions avec les avantages financiers qui en découleraient. Force est de constater qu’ils ont fait fausse route.

Coup de poker ? Simple oubli d’étude de marché ? Mauvaise stratégique marketing et tarifaire ? Il n’en est pas moins que la crédibilité des registres est profondément affectée.

  • La palme du manque de crédibilité revient au registre du . – « world » en chinois.

Lors de son lancement, le prix d’achat était prohibitif (des centaines de milliers de dollars pour un nom de domaine). Voyant que les ventes ne décollaient pas, le registre a entamé une campagne marketing sur toute l’année 2016 pour vendre des noms de domaine .世界 à un prix plus que dérisoire, baissant ses tarifs de 99.98%.

La campagne a fonctionné mais qu’en est-il des renouvellements ? En observant le schéma, on s’aperçoit qu’à partir de janvier 2017, les enregistrements baissent, conséquence d’une promotion qui a boosté les ventes en 2016 mais dont les renouvellements ne sont pas au rendez-vous.

 

  • .BROKER & .FOREX : les extensions dédiées au marché financier. En acquérant ces deux extensions, le registre pensait que les sociétés de courtage ou bien les marchés de change allaient être fortement intéressés. Milieu attrait à l’argent – avec la logique de l’argent attire l’argent, leur stratégie a été de proposer ces extensions à des prix très élevés… voire trop élevés. Les sociétés ne sont pas au rendez-vous et les ventes de noms de domaine ne se font pas ! A ce jour, seulement 60 .FOREX et 161 .BROKER ont été vendus.En conséquence, courant février 2017, le registre a décidé de revoir à la baisse les prix de 97%.

 

  • Le .MAKEUP prend le chemin de la présomption. Avec le cas du .MAKEUP, il ne s’agit pas d’une forte diminution de prix mais d’une augmentation conséquente. En effet, L’Oréal a annoncé fin janvier 2017 auprès des registrars une hausse non négligeable de ses tarifs à compter du 14 avril 2017, hausse de 2400% !
    En adoptant cette stratégie, le registre risque de voir ses enregistrements de noms de domaine stagner (99 noms à ce jour). Si l’objectif est de mieux contrôler les enregistrements abusifs, la stratégie est bonne. En revanche, au niveau quantitatif, la tactique utilisée n’est pas adaptée. A voir dans les prochains mois comment évolue cette extension sur le plan tarifaire et volumétrique.