Le bluff du .TK

Le .TK serait la deuxième extension mondiale avec 15 millions de noms de domaine enregistrés, devant le .CN chinois ou le .DE allemand. L’annonce de l’extension pays des Iles Tokelau (vous ne connaissez pas ? Révisez votre géographie. Au Nord de Wallis et Futuna, dans le Pacifique) étonne. Est-ce trop gros pour être vrai ?

Le site classement-extensions.com ne prend pas en compte le .TK. Pourquoi me direz-vous ? Disons que leurs statistiques détonnent. Quand un registre annonce quinze millions de domaines alors que Google référence six millions de pages en .TK, le fossé semble gigantesque.

La gratuité n’explique pas tout

Depuis plusieurs années, le .TK offre des noms de domaine gratuits. Son objectif raccourcir les URL et proposer un droit d’usage. Les noms sont la propriété du registre. Si votre site en .TK prend par miracle du trafic, sa titularité vous échappe avec les risques que cela comporte…

Vous pouvez toutefois rediriger vos domaines vers la page de votre choix, cependant des bandeaux publicitaires s’affichent un peu partout. De quoi générer des revenus complémentaires importants.

Wild Card en place

Le .TK propose aussi un système de « wild card ». Tapez n’importe quoi comme l’adresse URL quinzemillionsdetkestcedubluff.tk et vous serez redirigé vers une page parking. Est-ce que le registre comptabilise ce nom de domaine dans ses statistiques ? Mystère.

Quinze millions de domaine, donc. Un total à pondérer car il s’agirait de l’ensemble des domaines déposés, pas obligatoirement maintenus… Il n’empêche. Il s’agit d’un succès foudroyant car le registre ne comptait qu’un dixième de ce chiffre il y a 18 mois. Vous avez sûrement remarqué la croissance formidable 😉 du .TK ces derniers mois, non ? Ah bon.
Je vous rassure vous n’êtes pas seul…