La rentrée des noms de domaine

Avenir de l’Icann, nouvelles extensions, croissance du marché face à la crise… Les sujets chauds liés aux noms de domaine ne manquent pas en cette rentrée 2009. Tour d’horizon des dossiers qui feront la une dans les semaines à venir.

Gouvernance Icann, le combat inutile ?

A la fin du mois de septembre, le contrat liant les États-Unis à l’Icann (autorité en charge du nommage internet et organisme de droit californien) prend fin. De quoi agiter les autres régions du monde. L’Union Européenne vient de revenir à la charge pour demander l’ouverture de négociations vers l’internationalisation de l’Icann. La Chine trépigne déjà depuis un moment. Les gesticulations du reste du monde n’ont pas l’air d’inquiéter le congrès américain qui souhaite reconduire le contrat. Comme dirait notre ancien président, « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ». Passons…

Nouvelles extensions, la course contre la montre

En parallèle, l’Icann doit également mener à bien un projet validé en juin 2008 : la libéralisation des extensions. Vous parlez d’un challenge ! Doubler au minimum le nombre d’extensions existantes (270 aujourd’hui). Chaque jour, de nouveaux projets fleurissent. Génériques (.SPORT, .ECO…), régionaux (.KAB, .BZH, .VLA…), villes (.PARIS, .BERLIN, .NYC…), en VO avec les caractères non latins… Les programmes pullulent mais la question du financement fait grincer les dents des porteurs de projets. Même les plus déterminés auront du mal à réunir les fonds nécessaires. Un problème d’argent que ne connaissent pas les grandes sociétés qui veulent leurs propres extensions (CorpTLD) mais chut, ces projets restent encore confidentiels.

Tous les porteurs de projets restent les yeux fixés sur le calendrier prévisionnel de l’Icann. Le premier trimestre 2010 est toujours l’objectif pour ouvrir les candidatures. Mais d’ici là, deux versions officielles du guide du candidat doivent être encore livrées par l’Icann.

Le marché se maintient

Mais à quoi bon sortir tous ces nouveaux TLDs quand le monde économique va mal ? Tout simplement parce que l’industrie des noms de domaine reste assez protégée, les dépôts se maintiennent sur une croissance honorable. Seul le .CN chinois, sous dopage gratuit depuis plusieurs mois, risque de retomber bien bas (lire notre article à ce sujet).

Le second marché est aussi bien vivant. Les transactions sont nombreuses et quelques unes ont affolé les compteurs 2009 comme toys.com (5 100 000 dollars déboursé par Toy s Rus), auction.com (« enchères » en anglais, 1,7 millions de dollars) et fin aout call.com (1,1 millions de dollars). Un appel du cœur !

Pour en savoir plus :
Lire nos articles sur l’Icann