La CADNA veut aussi réévaluer le rôle de l’ICANN

Dans un communiqué de presse, la Coalition contre l’abus des noms de domaine (CADNA) approuve les commentaires de Viviane Reding, commissaire européenne (lire notre article à ce sujet : L’Union Européenne plaide pour l’indépendance de l’Icann) autour de la gouvernance d’Internet et la nécessité d’envisager des alternatives à la constitution actuelle de l’ICANN.

Oui mais sans G12

Josh Bourne, président de la CADNA se déclare « d’accord avec la commissaire Reding sur la nécessité de revoir la gouvernance de l’ICANN et son rôle dans l’établissement de la politique relative à Internet. Cependant, la CADNA n’est pas convaincue que la création d’un « G12 responsable de la gouvernance d’Internet » est la meilleure mesure à prendre. Nous devons prendre un certain temps pour nous pencher attentivement sur la façon dont nous devrions élaborer et mettre en oeuvre une politique visant Internet« .

« Lorsque la politique américaine a été élaborée vers la fin des années 1990, le gouvernement américain pensait qu’avant septembre 2009, l’ICANN représenterait une puissance transparente et digne de confiance pour les politiques raisonnables et pratiques concernant Internet », a poursuivi M. Bourne. « Malheureusement, cela n’a pas été le cas, c’est pourquoi les gouvernements doivent reconsidérer leur position à l’égard de l’ICANN de façon éclairée et réfléchie« .

La CADNA appuie l’adoption du projet de loi Cybersecurity Act of 2009 du Sénateur John Rockefeller (Démocrate de Virginie-Occidentale). Elle a entrepris une discussion sur le rôle de l’ICANN relativement au contexte actuel d’Internet et avec un peu de chance apportera des améliorations dans la gouvernance d’Internet.

La Coalition contre l’abus des noms de domaine (<< CADNA >>) est un organisme sans but lucratif de type 501(c)(6), dont l’objectif est de mettre fin aux abus systématiques de noms de domaine.