Logo pour lancement enchères e.co

e.co… ci siamo ! La semaine des domaines .CO à une seule lettre

Joli coup de buzz de la part du registre colombien : la mise aux enchères au profit d’associations caritatives du domaine e.co s’est soldée par un prix de 81 000 dollars. Mis à prix 10 000 dollars, e.co a vu ses enchères s’envoler dans la dernière heure, enchères remportées par la société B52 Media, spécialisée dans… le conseil et l’investissement en noms de domaine, qui réalise aussi une bonne opération de communication.

Cette vente intervient quelques jours après une autre annonce concernant le .CO, encore plus médiatique que celle d’e.co : la création par Twitter d’un service d’url courtes utilisant le domaine t.co. Ce service permettra, selon le site de micro-blogging, de « lutter contre les actes de malveillance, apporter de la valeur à l’écosystème de développeurs, ainsi que de faire ressortir les tweets pertinents et intéressants ».

Ce développement des services spécifiques permet de créer une utilisation réelle des domaines à une lettre, dont la valeur reste, par ailleurs, douteuse à nos yeux dans le cadre d’une utilisation pour des sites directement liés à une entreprise ou un service, tant est réduit le champ de communication possible avec une seule lettre.

Nul doute que les registres vont continuer à gratter les fonds de tiroir en ouvrant les enregistrements à une ou deux lettres (toujours interdits par exemple en France pour le FR) via des systèmes d’enchères, comme l’a fait le registre allemand il y a quelques mois. Cette façon de vendre aux enchères des domaines dits « premium » par les registres nous apparait comme contradictoire avec leur objectif d’action dans l’intérêt général, mais cela n’est pas la première fois que nous allons passer pour naïf dans ce monde merveilleux des noms de domaine, qui n’a pas son pareil pour permettre à des acteurs monopolistiques de créer des besoins artificiels et donner de la valeur à des choses qui n’en n’ont pas…