Tunisie : assouplissement des règles de gestion technique

Depuis plusieurs jours le registre tunisien accepte l’activation de noms de domaine pointant sur une adresse IP basée en dehors de la Tunisie. Cet assouplissement fait également partie du large plan d’ouverture entamé par les autorités tunisiennes en 2009.

Les soulèvements populaires récents en Tunisie entrainent de nombreuses transformations et réaction touchant également de manière accessoire l’univers des noms de domaine. Ainsi par exemple l’Agence Tunisienne d’Internet (« ATI ») indique sur son site internet ne pas avoir participé à un quelconque type de censure, via le communiqué suivant :

« Dans le cadre de la transparence, l’équipe technique de l’ATI peut aujourd’hui informer qu’elle n’a jamais été responsable de la censure sur le net. Le système de la censure sous Ben Ali, n’a jamais donné la main à l’ATI, mais plutôt à des équipes qui n’ont aucune relation avec l’ATI. Ces derniers ont toujours reçu des ordres du Palais de la Présidence pour mettre hors service un site web ou un autre.
Par ailleurs, l’équipe technique de l’ATI a toujours soutenu la neutralité d’Internet en tant que service d’infrastructure
».

Le « .TN » initialement indisponible

Jusqu’en 2009, seules les personnes locales pouvaient prétendre à l’obtention d’un nom de domaine sous l’extension nationale « .TN ». Les noms de domaine ne pouvaient également pas être enregistrés sous l’extension de second niveau « .TN » de sorte que le postulant devait faire son choix parmi un des sous domaines sectoriels habituels (.COM.TN, .NET.TN,…).

Ouverture progressive du « .TN » en 2009

Puis afin d’ouvrir l’Internet tunisien plus largement au monde, les autorités locales ont alors décidé de procéder à l’ouverture du « .TN » en son second niveau, via la tenue de différentes phases prioritaires d’ouverture, à toute personne morale locale ainsi qu’aux titulaires d’une marque tunisienne résidant à l’étranger.

Enfin depuis le 15 juillet 2010, le « .TN » est plus largement ouvert aux personnes morales et physiques quelque soit leur lieu de résidence. En revanche, ces dernières doivent toujours disposer d’un contact administratif local. Le « .COM.TN » principal sous domaine préexistant, est quant à lui désormais ouvert à toute personne morale disposant d’un contact administratif local.

La nécessité de disposer de serveurs DNS tunisiens

Il subsistait jusqu’à présent la nécessité de lier le nom de domaine a des serveurs DNS locaux, requérant de chaque titulaire la souscription à un contrat d’hébergement local. Une solution alternative a rapidement était autorisée : établir une redirection depuis les serveurs du prestataire de service utilisé.

Cela permettait alors aux postulants disposant de sites principaux liés, de faire par exemple pointer leur nom de domaine sur une partie de leur site principal relatif aux activités tunisiennes exercées.

Gestion directe par les registrars locaux

Depuis quelques jours il est possible de préciser l’adresse IP d’un serveur étranger, défini par le demandeur. A ce titre, les registrars locaux se sont vus inviter à créer les outils nécessaires au pointage de l’adresse vers toute adresse IP souhaitée.

L’ouverture de l’extension tunisienne se poursuit…