Kazakhstan : validation par l’ICANN du «.қаз »

Le Kazakhstan vient d’obtenir de l’ICANN l’autorisation d’implémenter sa nouvelle extension nationale en langue kazakh : le «.қаз ». Les enregistrements de noms de domaine composés de caractères kazakhs seront ainsi possibles dans les prochains mois.

Le .KZ et les noms de domaine latins

L’enregistrement de noms de domaine au Kazakhstan est pour l’instant possible au second niveau de l’extension « .KZ » ou sous un des sous domaines disponibles. Seuls les caractères latins non accentués peuvent pour le moment permettre l’enregistrement d’un nom de domaine sous cette extension.

Toute personne morale ou physique, sans condition de présence locale peut obtenir un nom de domaine en « .KZ ».

Serveurs NS basés sur le sol national

Néanmoins, depuis le mois de septembre 2010, les autorités locales ont décidé de l’instauration d’une exigence supplémentaire : la nécessité d’installation du nom de domaine sur des serveurs basés sur le sol national (voir notre article à ce sujet).

On peut ainsi se demander si cette exigence va perdurer une fois la nouvelle extension « IDN » lancée,… Cela pourrait réduire le succès de cette extension et son utilisation par la communauté Kazakh.

Aucune communication n’apparait pour le moment sur le site du registre. Nous vous tiendrons informé du plan d’ouverture.

La problématique d’attribution des équivalents

L’implémentation de cette extension apparait relativement simple désormais comparée à certains pays tels que la Chine, Hong Kong, Singapour ou encore l’Inde ou plusieurs formes d’écriture ou langues sont usitées.

En Chine, à Hong-Kong ou à Singapour, l’enregistrement d’un nom de domaine en chinois simplifié permettra l’obtention automatique de son équivalent en traditionnel sous les différentes extensions disponibles.

Ces attributions d’équivalents ont été instaurées dans le but de réduire les conflits de titularité et les actes de cybersquatting.

C’est à la résolution de cette problématique que travaille actuellement l’Inde, après l’obtention de l’autorisation de création de 7 extensions nationales correspondant à quelques unes de 23 langues officielles du pays. Il devra par exemple être trouvé un système fiable permettant de prendre en compte le résultat de combinaison visuellement identique résultant de l’association de caractères différents,….avant qu’il soit possible d’enregistrer son nom de domaine en Hindi, Gujarati, Urdu, Punjâbî, Bengali ou encore Télougou.