enregistrer nom de domaine en .jobs

.JOBS : ouverture et libération à l’étude

Environ 8 000 noms de domaine étaient enregistrés sous l’extension .jobs en ce début d’année. Quelques mois plus tard, l’extension comprend environ 32 000 noms de domaine. Cette croissance rapide semble être due à l’enregistrement par un registrar unique de plus de 25 000 noms de domaine, ces derniers mois. Cela, à l’heure ou le registre a déposé un dossier visant à l’assouplissement de sa charte de nommage. Une augmentation du nombre d’enregistrements en perspective ?

Retour sur les règles d’enregistrement

Sponsorisée par la communauté internationale des ressources humaines dite « SHRM », cette extension a été lancée en juin 2005.

Les règles initiales, toujours applicables aujourd’hui, réservent l’enregistrement de noms de domaine aux entreprises employant des salariés, ainsi qu’aux personnes investies dans la gestion des ressources humaines, sous certaines conditions.

Il a été fixé une règle de correspondance relativement souple permettant aux demandeurs d’obtenir l’enregistrement d’un nom correspondant :

– A la dénomination sociale de l’entité
– Au nom sous laquelle l’entité est communément identifiée
– Ou devant l’inclure.

Plusieurs catégories de termes ont été réservées par le registre et donc rendues indisponibles à l’enregistrement :

– Noms génériques autour de secteurs d’activités comme nursing.jobs…
– Noms géographiques comme paris.jobs, london.jobs, paca.jobs…
– Noms réservés par l’Icann : country.jobs, icann .jobs…
– Autres génériques comme recruits.jobs,…

Une réforme portant sur la règle de correspondance

Ce n’est pas sur les catégories d’acteurs pouvant prétendre à l’obtention d’un tel nom que le registre souhaite agir, mais sur les règles de correspondance.

C’est à cet effet que la commission du registre, en charge de l’élaboration des politiques et réglementations, a travaillé à la préparation d’une proposition visant à la réforme de la règle de correspondance actuellement en vigueur.

Ainsi, il a été proposé de retirer cette règle de correspondance, de sorte que tout demandeur répondant aux critères sectoriels puisse obtenir un (ou plusieurs) nom de domaine, sans qu’il n’ait besoin de contenir la dénomination sociale de l’entité demanderesse.

Cette proposition a premièrement été soumise à la « SHRM » qui en a approuvé le contenu. Elle a ensuite été soumise à l’ICANN en vue d’une première analyse de faisabilité. L’ICANN a conclu que la proposition n’entrainait aucune problématique majeure et pouvait donc être approfondie.

Le 15 juin dernier, l’ICANN a lancé une consultation publique relative à l’amendement réglementaire proposé. Cette consultation publique se clôturera le 15 juillet prochain.

La proposition devra ensuite être de nouveau analysée par l’ICANN en vue d’une approbation définitive et de l’obtention d’une date de lancement.

Cette dernière contient également une disposition visant à permettre au registre (Employ Media) de pouvoir décider unilatéralement de la libération de certains noms de domaine actuellement réservés.

Libération non sans conséquences

Cela permettra donc à chaque demandeur d’obtenir un nom de domaine (descriptif ou géographique) n’ayant pas à correspondre à sa dénomination sociale.

Mais le nom de domaine devra cependant contenir la mention du secteur d’activité de l’entité, ou son origine géographique associée au secteur d’activité, ou encore dans certains cas simplement l’origine géographique. Le registre décidant de la libération de certains termes.

Le document édité par la communauté « SHRM » donne plusieurs exemple de noms de domaine qu’il serait possible d’enregistrer :

– Des noms de domaine géographiques : Orlando.jobs, Washington.jobs, Sanantonio.jobs,…
– Des noms de domaine sectoriels : Nurses.jobs, Sales.jobs, marketing.jobs, IT.jobs,…
– Des noms de domaine générique descriptifs de l’activité : speaking-english.jobs, diversity.jobs, billingual.jobs,…

Le registre ne prévoit pas de publication de liste de noms de domaine mais une disponibilité élargie. Même si la libération de certains termes actuellement réservées sera précisément analysée en amont. Il faudra être vigilant car certaines problématiques liées à la détention légitime de certains noms de domaine risquent de s’élever….

Reprise du modèle classique de libération

Selon le modèle employé par bons nombre de registres actuellement, le gestionnaire du « .JOBS » entend opérer cette ouverture via la tenue de trois phases successives :

– Une phase dite de « Request For Proposal » : Durant cette période le requérant devra élaborer un dossier présentant le projet qu’il entend développer autour du nom de domaine demandé. Si le projet est jugé intéressant par le registre, le nom de domaine sera attribué au demandeur. En cas de multiples demandes portant sur le même nom, le projet le plus intéressant et bénéfique à la communauté sera choisi.

– Suivra une phase de mise aux enchères.

– Enfin, les noms de domaine seront disponibles selon la procédure de dépôt classique et attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi ».
A l’issue de la clôture de la phase de consultation et après prise en compte des commentaires, l’ICANN devra statuer définitivement sur cette demande et fixer une date de lancement.

La « SHRM » conclut son analyse en précisant que cette ouverture permettra aux moteurs de recherches par exemple de rediriger directement les demandeurs d’emplois vers la page leur correspondant le plus : emplois disponibles dans leur ville, dans leur secteur d’activité,… Un bon moyen de faire grimper le nombre d’enregistrements ou une ouverture réellement utile pour la communauté ?

– Pour participer à la consultation publique, cliquez ici.

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