La popularité fulgurante du .XYZ grâce à Google

Et Dieu Créa Le .XYZ

Comment un petit port de pêche varois est devenu une station balnéaire courue par toute la jet set internationale ?

Tout simplement par le tournage d’un film mettant en scène l’une des plus belles actrices de sa génération… dont la beauté n’avait d’égal que son jeu d’actrice médiocre. Nous parlons ici du film de Roger Vadim « Et dieu créa la femme » avec Brigitte Bardot, qui a rendu le village de Saint-Tropez célèbre dans le monde entier.

Cette histoire est, à peu de choses près, ce qui arrive à CentralNic, le registre de l’extension .XYZ. D’une petite extension sans prétention (mais avec de grandes ambitions), elle est passée en quelques jours au rang d’extension quasi incontournable dans cette nébuleuse des nouveaux TLD.

Ce soudain changement de statut, le registre le doit à un nom de domaine, abc.xyz, qui a été réservé par Google pour le lancement de sa nouvelle dénomination « Alphabet ». Google est pour CentralNic ce que Brigitte Bardot fût pour Saint-Tropez, un formidable accélérateur de notoriété et donc de business.

La conséquence directe est qu’au delà de l’intérêt, objectivement assez limité, que peut représenter cette extension pour une marque, elle doit également être appréhendée au travers du prisme du cybersquatting. En effet, la lumière soudaine projetée par Google a augmenté de manière exponentielle les réservations de noms de domaine sous cette extension, dont bon nombre reprennent à l’identique des marques renommées.

Bien évidemment, les titulaires de marques pourront toujours faire valoir leurs droits pour éventuellement récupérer les noms squattés, mais ils peuvent aussi prendre en compte à présent cette extension dans leur défensive