CorpTLD : la réelle utilisation faite par les entreprises.

La tendance se confirme ! Les entreprises qui en ont fait la demande auprès de l’ICANN commencent à utiliser leurs corpTLDs (ou brandTLDs). A ce jour, sur les 600 dépôts de dossiers, seules une soixantaine de CorpTLDs sont actifs, opérationnels et prêts à l’usage ; le reste des dossiers est en cours d’étude ou en phase de validation.

Genèse des CorpTLDs

En septembre 2013, le géant de la technologie Samsung a été le premier à signer un accord de registre pour un CorpTLD. Le calendrier de lancement pour le .SAMSUNG a débuté en janvier 2015.

Bien que Samsung fût le pionnier pour la signature du contrat avec l’ICANN, en pratique les premières entreprises à les utiliser ont été françaises : AXA avec la mise en ligne il y a plusieurs mois de son rapport annuel sur rapportannuel.axa, et BNP PARIBAS, qui a été la première à mettre en application son extension à grande échelle et à communiquer via son .BNPPARIBAS dès le début de l’été 2015 (mabanque.bnpparisbas).

La mise en pratique réelle des corpTLDs

Quelles entreprises jouent le jeu et utilisent réellement leur « .marque » ?

Pour avoir une tendance, il suffit d’utiliser le moteur de recherche Google et de taper « site :.nomdelasociete ». BNP PARIBAS fait partie des entreprises à profiter des avantages de son .marque, avec la diffusion de sites dédiés à ses produits.

  • innovandconnect.bnpparibas
  • entreprises.bnpparibas
  • livingthechange.bnpparibas
  • histoire.bnpparibas
  • etc…

D’autres entreprises comme Bridgestone , Samsung, Mango ou encore Sony suivent le même chemin que la banque française, mais à une échelle plus petite (communication sur un événement, lancement d’un produit ou d’un service, utilisation pour réseau social etc). Toutes ces sociétés utilisent réellement leurs CorpTLDs, les domaines créés n’étant en aucun cas utilisés comme simples redirections vers des .com.

Ce n’est pas le cas pour BMW ou Microsoft qui communiquent avec un « .marque » mais qui redirigent vers des sites en .COM ou .FR. Le dernier en date à utiliser cette même technique est l’enseigne de grande distribution Leclerc, qui a lancé un nouveau service de streaming musical : Reglo Musique. Dans les campagnes promotionnelles du produit, les annonceurs communiquent le site http://reglomusique.leclerc. Bonne initiative à la base mais qui, au final, renvoie vers le site https://musique.e-leclerc.com/.

La jeune société dotstories, partenaire de la dernière édition des Rencontres internationales des Noms de Domaine SafeBrands, vient de publier une étude très intéressante, qui analyse certains des sites créées via les extensions de type CorpTLDs. Vous la trouverez sur http://dotstories.com/wp-content/uploads/2015/11/dot-brand-marketing-campaigns.pdf.